La comédie de Béthune organisait un semaine dédiée aux sciences avec deux pièces de théâtre et une conférence/débat. Une occasion qui ne se manque pas et qui fut une expérience très enrichissante.
Le t de n-1.
Une pièce de théâtre sur le thème des Mathématiques, voilà qui n’est pas courant. Et les Mathématiques, c’est quand même une grande partie de ma vie, impossible donc de louper cela. Et ce fut ma foi fort intéressant, déroutant et divertissant. Assez loufoque dans sa mise en scène, la pièce n’est pas à réserver uniquement à ceux qui ont une formation Mathématiques. Bien entendu c’est un plus, certains jeux de mots étant clairement basés sur le vocabulaire courant que l’on retrouve pour telle ou telle notion Mathématique. Pour résumer, disons que l’on assiste à l’interview de Clémence Gandillot auteur du livre De l’origine des Mathématiques qui a pris la décision de recenser les « choses ». Elle va donc dans un premier temps définir ce qu’est une chose et dévier petit à petit sur les Mathématiques.
Il y avait de très bons mots, des passages excellents et une interprétation très particulière, très peu courante, très intéressante. Je ne doute pas que certains ont du trouver cela trop bizarre, trop abstrait, moi j’ai adhéré totalement au concept.
Notre besoin de consolation.
À mi-chemin entre pièce de théâtre et documentaire, je me suis pris une grosse claque. Au delà des sujets abordés (le clonage, l’immortalité, les mères porteuses…) c’est le traitement et la mise en scène qui m’ont scotché. Difficile, voir impossible à décrire la mise en scène était inventive, parfaitement maîtrisée, exploitant au maximum des effets visuels et sonores. Une réussite totale. En fait, je m’aperçois en essayant de mettre des mots sur ce que j’ai vu et entendu que je n’y arrive pas réellement. C’était fort.
L’interprétation elle aussi était excellente, certains passages étant absolument magnifiques, fort en émotion, en force.
Pour terminer la semaine, une conférence/débat était organisée avec comme thème les sciences sont-elles humaines ?
Présentons rapidement les quatre intervenants :
Michel Morange, Professeur de Biologie à l’ENS et à l’Université de Paris 6, Directeur du Centre Cavailles d’histoire et de philosophie des sciences de l’ENS.
Michel Cassé, astrophysicien au Commissariat à l’Énergie Atomique et à l’Institut d’Astrophysique de Paris (CNRS),écrivain et poète français.
Michel Blay, Directeur de recherche au CNRS, rédacteur en chef de la Revue d’histoire des sciences, Président du comité pour l’histoire du CNRS
La rencontre était animée par Bernard Sève, Professeur en esthétique et philosophie de l’art, Directeur-adjoint de l’UFR de Philosophie à l’Université Lille 3 Charles de Gaulle.
Bref, c’était d’un niveau tout de même assez élevé.
Et bien ce fut tout bonnement fantastique. Les trois intervenants ont commencé par avoir chacun 30/35 minutes d’exposé pour définir plusieurs choses, en particulier ce qu’on appelle Science(s). Des discours certes assez difficiles à suivre mais au combien intéressants. Ensuite, confrontation d’idées, question du public, un échange riche. Un idée commune, la science comme quête de vérité et non comme objet de consommation.
Deux pièces et une conférence dont on ressort grandi.

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