Metallica célèbre le vingtième anniversaire de son album le plus vendu à ce jour, celui connu sous le nom de Black Album. Bon alors déjà, passons sur le fait que mine de rien, ça fout un coup de vieux quand même cette histoire… et passons au vif du sujet.
« Moi vivant, jamais de concert dans un stade!!! ». Dans la série il ne faut jamais dire jamais, je voudrais le fan de base qui n’aurait loupé pour rien au monde ce concert. Du coup, lors de la vente des tickets, c’était pelouse or obligatoire sans quoi je faisais vraiment l’impasse. Cela s’est avéré bien plus simple que prévu, j’ai même réussi à en acheter huit au total et j’ai fait quelques heureux avec mes places supplémentaires (revendues au prix normal il va de soit!).
Alors j’ai été agréablement surpris par les conditions en pelouse or. Jauge de sécurité oblige, la foule n’est pas très dense (je n’étais pas devant et avec « pas très dense » je veux dire que c’étaient de très bonnes conditions). On circule assez facilement, y compris juste avant le début de set des Four Horsemen.
L’avant concert est un régal. Aucun ralentissement sur la route (venant du Pas de Calais), file d’attente bon enfant, tout le monde est détendu. Le soleil y est surement pour quelque chose puisque les craintes fondées sur la météo ces derniers temps furent balayées par un superbe soleil! L’organisation est au top, très maîtrisée. Petites frayeurs sur les goodies, le tshirt special est indisponible en L et le poster aussi (limité à 200 exemplaires!!!!). Mais une fois entrés dans l’enceinte du stade de France (dans les premiers), nous tombons sur un stand de goodies complètement abandonné, genre personne ne l’a vu, avec le tshirt dans toutes les tailles et un stock en poster. Voilà, ça c’est fait!
Première surprise et de taille pour moi, je croise Francis Zegut!!!
Argh! Depuis le temps que je veux aller le saluer et le remercier! Bon bref, je vais le voir, le salue et le remercie pour toutes ces années. Très accueillant, hyper sympa, un excellent souvenir. Alors ensuite, je ne sais pas, les gens ne l’avait pas vu j’en sais rien, mais je retourne vers un groupe de parfaits inconnus avec qui nous avons sympathisés et là je leur dis « Francis Zegut, impossible que je n’aille pas le saluer ». Hein quoi? Francis, et là ils vont tous le saluer et d’autres les remarquent et voilà le pauvre Francis a serré des mains, prendre des photos, signer des autographes… ha la la, le pauvre. Mais toujours le sourire au lèvres, ce mec est une perle!!!
Les premières parties.
Je ne suis pas fan de Gojira, je ne connais que très peu The Kills mais comme tout le monde hier soir, la question était évidente. The Kills? mais WTF!!!!
Que faisait ce groupe electropop (au demeurant fort mauvais avec des compos d’un basique à faire pâlir David Guetta) placé entre Gojira et Metallica? Non mais même si Gojira n’est pas mon groupe préféré, pourquoi ne pas leur filer une heure de set? Car eux, ils se sont éclatés sur scène de façon évidente et ont livré une prestation solide et énergique.
Je passe sur la fait que j’aurais préféré comme sur d’autres dates Mastodon ou Machine Head en ouverture, mais bon…
Enfin bref, j’ai même trouvé le public très conciliant envers The Kills, je m’attendais à un accueil moins gentil ou plutôt à un rejet bien plus prononcé.
Metallica.
Pas le meilleur concert des Mets de ma vie mais une excellente soirée tout de même.
Déjà, ne serait ce que pour les six titres que je n’avais jamais vu en live, un record! Il y avait déjà les titres qu’ils n’avaient jamais joué avant cette tournée mais aussi The Unforgiven ou encore The God That Failed et la superbe surprise Hell and Back dont c’est seulement la deuxième prestation. Ensuite des titres que je n’avais pas vu depuis très très longtemps comme Of Wolf and Man vu pour la dernière fois en 1999!
J’ai trouvé tout de même sur certains titres du Black Album quelques approximations. Entre les quelques foirades de Lars et celles inévitables de Kirk, les plus attentifs auront certainement repéré deux trois « pains », certes bien gérés mais bon.
Mais ne faisons pas la fine bouche. Même si je l’écoute beaucoup moins depuis quelques années, le Black Album est un des albums que j’ai le plus écouté dans ma jeunesse (bordel elle fait mal cette phrase!!!) et je n’ai pas boudé mon plaisir. J’ai adoré le concept de le jouer à l’envers, en commençant pas le dernier titre. Excellente idée et totalement justifié à mon sens.
À côté du Black Album, mise à part le Hell and Back qui m’a vraiment surpris, on trouve du grand classique. L’intro sur Hit The Lights comme l’an passé me plait énormément. L’enchainement Master, No Remose, Bellz est aussi un régal total.
Pour le rappel, Battery et One, que dire, j’étais aux anges. L’absence de reprise m’a énormément étonné. Malheureusement, pas de surprise sur le dernier titre, Seek and Destroy retrouve sa place après une fin l’an passé sur Creeping Death qui valait à elle seule le détour. Mais bon, je me suis tout de même éclaté comme un fou et j’ai achevé mes cordes vocales ou en tout cas ce qui en restait, à hurler Seek’n Destroy!!!!!!!!!
Côté public, à mon avis beaucoup de gens étaient là pour leur premier concert des Mets (en même temps on ne remplit pas un stade avec juste des fans de base!). Du coup, un public bien moins connaisseur des routines. L’intro de No Remorse tombe un peu à plat, les chants sur Master aussi. Je ne dirais pas que cela manquait d’ambiance mais je m’attendais à mieux, à trop peut être. Mais bon, moi j’étais à fond dans le concert et si l’on doit mesurer la joie du headbanger à ses douleurs au cou le lendemain, et bien moi, je suis au top de la joie!!!!
La soirée se termine comme l’après midi a commencé, de façon parfaite. Évacuation du stade impressionnante d’efficacité, sortie du parking d’une facilité déconcertante, pas d’embouteillage. Retour en moins de 2h30 à la maison! Yeah!
Setlist :
Hit the Lights
Master of Puppets
No Remorse
For Whom the Bell Tolls
Hell and Back
The Struggle Within
My Friend of Misery
The God That Failed
Of Wolf and Man
Nothing Else Matters
Through the Never
Don’t Tread on Me
Wherever I May Roam
The Unforgiven
Holier Than Thou
Sad But True
Enter Sandman
—————–
Battery
One
Seek & Destroy
Mon couloir d’entrée de maison, c’est un peu mon Rock and Roll hall of Fame personnel. Y sont accrochés divers souvenirs accumulés lors de concerts, de rencontres.
Jusque maintenant, il s’agissait surtout de souvenirs liés au stoner rock et à Queens of the Stone Age. Mais voilà, grand fan de rock japonais depuis très longtemps, le Jrock fait enfin son entrée dans ce couloir.
Cela fait longtemps que je dois m’occuper de ces cadres et c’est maintenant chose faite. Et voici donc deux nouveaux cadres qui viennent étoffer la collection.
En détails, cela donne.
Le premier cadre est consacré à Luna Sea, groupe au combien important pour moi.
Il contient des souvenirs de leur unique concert européen à ce jour, à Bochum en Allemagne le 27 novembre 2010. Il était vraiment temps que je m’en occupe.
il contient deux posters achetés à cette occasion, les tickets de ma femme et moi ainsi que la setlist que j’ai été particulièrement chanceux de pouvoir récupérer, certainement l’une des plus précieuses à mes yeux.
Le second cadre est consacré au groupe Dir En Grey. Là encore un groupe très important et pour lequel j’ai fait certainement le trip le plus fou de ma vie avec un aller retour jusque Berlin en moins de 24 heures pour aller les voir en 2005 lors de leur tout premier concert européen.
Ici, le cadre concerne la tournée 2011 où j’ai eu la chance de les voir sur les deux dates parisiennes.
Là encore, il contient un poster acheté à cette occasion, les deux tickets de concert et trois setlist!
alors pourquoi trois? Et bien simplement car je suis quelqu’un d’extrêmement chanceux. J’ai sympathisé le soir du premier concert avec leur ingé-son qui m’a filé les setlists des deux shows parisiens et qui, en bonus, m’a aussi donné la setlist du concert précédent à Utrecht. Un chouette bonus!
Je suis particulièrement ravi de donner une place au rock japonais dans mon couloir. À quand une place pour l’opéra?
Petit retour cette fois-ci sur la deuxième date béthunoise de la tournée après celle d’hier chroniquée sur ce blog.
Pas grand chose à ajouter ma foi, un show très similaire, même setlist. Le son toujours aussi bon.
Le public était bien plus actif que la veille. On sent toujours cette gène de ne pas avoir un vraie fosse mais bon, l’ambiance était pas mal du tout.
Personnellement, j’ai repris exactement la même place qu’hier, histoire de repasser le concert entièrement debout.
Au final, je dirai que je suis tout de même bien content d’avoir vu Thiefaine deux fois dans une petit salle au son magnifique, même si la configuration entièrement assise est perturbante, plutôt que de l’avoir vu dans une salle comme Bercy… unique date parisienne de la tournée.
Un grand merci à l’ingé son pour la setlist papier. Même si à ce stade de la tournée il n’utilise plus de setlist papier, il m’a filé celle qui lui sert d’aide mémoire et qui correspond dans sa majorité. Merci à lui!
Deux excellents concerts que je suis ravi d’avoir pu faire.
On termine avec l’extrait sonore (un peu plus long qu’habituellement) qui, comme hier, ne rend pas justice à la qualité d’écoute proposé dans cette salle.
Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.
Setlist :
Annihilation
Fièvre résurrectionnelle
Lorelei Sebasto Cha
Soleil cherche futur
Infinitives voiles
Petit matin 4.10 heure d’été
Le Chant du fou
Confessions d’un never been
Les Dingues et les Paumés
L’Étranger dans la glace
Sweet Amanite Phalloïde Queen (proposé en extrait sonore)
113ème cigarette sans dormir (proposé en extrait sonore)
Garbo XW machine (proposé en extrait sonore)
Ad Orgasmum Aeternum
Mathématiques souterraines
La Ruelle des morts
Autorisation de délirer
Alligators 427
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Les Ombres du soir
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La Fille du coupeur de joints
Lobotomie Sporting Club
Je ne suis pas allé voir avant ce concert les différentes setlist de la tournée. J’ai donc été assez surpris de le voir commencer par une excellente version de Annihilation.
Le dernier album en date ne tarde pas avec en deuxième titre Fièvre résurrectionnelle. Le dernier effort studio sera représenté pas moins de sept fois lors du concert, excellente initiative et même prise de risque pour un artiste dont la plus grande partie du public attend, avouons le, une majorité de vieux titres. De ce côté, nous ne sommes pas en reste avec dans la liste par exemple une très jolie version de 113ème cigarette sans dormir.
J’ai trouvé Thiefaine très en forme, avec une voix au top. Comme toujours, le groupe qui l’accompagne est irréprochable.
Le théâtre municipale de Béthune n’est pas une salle de concert à proprement parlé, toutes les places sont assises et on sentait bien la frustration des fans, surtout aux premiers rangs. Il n’aura donc pas fallu attendre bien longtemps avant de voir tout le monde se lever. Mais là où je suis particulièrement étonné, c’est une fois les chansons un peu plus calmes commencées, de voir les gens se remettre naturellement sur le siège, c’est assez frustrant et je pense que cela doit gêner le groupe et l’artiste. J’ai particulièrement ressenti cette frustration sur la fin de Mathématiques souterraines ou encore Alligators 427, lorsque le public ne fut pas spécialement réactif pour chanter… Thiéfaine avait l’air, pas mécontent, mais résigné.
Du coup moi, je me suis placé au dernier rang (ce qui en soit n’est pas gênant, la salle étant peu profonde et ayant déjà vu HFT dans cette salle, premier rang, plein centre). Cela m’a permit de passer le concert complet, debout, à bien m’amuser.
Par contre, une chose est certaine, c’est que la qualité sonore est réellement bonne. C’est simple, on a l’impression d’être chez soit, devant un équipement hi-fi haute gamme. C’est assez bluffant d’écouter un concert dans de telles conditions, c’est un vrai régal.
Ce soir j’y retourne, et je pense reprendre ma petite place, dernier rang, bien tranquillement, pour passer un concert debout, à dodeliner de la tête.
Pour finir, le traditionnel extrait sonore qui malheureusement ne rend absolument pas justice à la qualité d’écoute proposée.
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Setlist :
Annihilation
Fièvre résurrectionnelle
Lorelei Sebasto Cha
Soleil cherche futur
Infinitives voiles
Petit matin 4.10 heure d’été
Le Chant du fou
Confessions d’un never been
Les Dingues et les Paumés
L’Étranger dans la glace
Sweet Amanite Phalloïde Queen
113ème cigarette sans dormir
Garbo XW machine
Ad Orgasmum Aeternum
Mathématiques souterraines
La Ruelle des morts
Autorisation de délirer
Alligators 427 (proposé en extrait sonore)
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Les Ombres du soir
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La Fille du coupeur de joints
Lobotomie Sporting Club
Après Katy Perry l’an passé et Mika l’année d’avant, voici le concert annuel de ma femme. Bien entendu j’exagère car ma femme fait bien plus de concerts que cela (à très peu de choses la totalité de ceux chroniqués sur ce blog) mais je veux dire par là, le concert choisi par ma femme, pour ma femme.
Bon effectivement, Katy Perry et Mika, je vais pas dire, je n’aurai pas acheté moi même les albums, mais Bénabar je dis pas, j’aime bien. Et c’est avec un intérêt évident et même une certaine impatience que je me rends au Zénith de Paris pour voir l’artiste défendre sur scène son dernier effort sorti en fin d’année 2011, Les Bénéfices du Doute.
Le temps est splendide pour une fin mars, nous arrivons sur Paris sans un ralentissement, trouvons facilement une place de parking et sommes extrêmement bien placés dans la fosse. Ça c’était un portrait rapide de l’avant concert, la soirée s’annonce très bien.
Et très bien elle fût.
Le groupe de première partie, Eric Toulis, je ne connaissais pas. Deux sur scène, une guitare electro-acoustique, une contre-basse et des textes humoristiques. En trente minutes, ils ont réussis à détendre la foule, c’était très sympathique.
Venons en au concert de Bénabar à proprement parler. À bien y regarder, je ne verrai qu’un seul défaut à ce concert que j’exposerai en fin de chronique. avant cela, je ne peux vous dire que du bien de ce spectacle.
Pour commencer, et c’est à signaler pour une salle comme le zénith de Paris, le son est où nous sommes, très très bon. Très clair, chaque instrument se distingue bien, le dosage très bon entre voix, choeurs et instruments, cela fait du bien de ne pas entendre une bouillie comme il arrive trop souvent dans ce genre de salle.
Le public est assez varié, très discipliné et respectueux, même en devant de scène nous ne sommes à aucun moment bousculés, personne ne se faufile pour passer devant, ce genre de petites choses qui agacent par moment. Et un excellent moment préparé sur Dis-Lui Oui, très réussi, bravo.
Le groupe qui accompagne Bénabar est très vivant sur scène et ils ont l’air de s’amuser comme des fous par moment. L’entente avec le chanteur est complète. Leur jeu est parfait, la section cuivre est d’enfer et une belle place est laissée aux deux choristes, on se régale.
La scène est à la fois simple mais pas simpliste. Très belle disposition, beaucoup de mouvements, un light show très présent mais pas intrusif, là encore, du grand art.
Côté setlist, Bénabar défend bien son dernier album avec cinq titres et compléte le tout avec un bon paquet de chansons qui figurent parmi mes préférées.
Mais le plus important, c’est que le travail de ré-orchestration est impressionnant. N’allez pas voir Bénabar en espérant écouter une copie conforme de la version studio, c’est peine perdue. Quasiment chaque titre, et c’est surtout vrai pour les anciens, est complètement ré-orchestré. Tout en profitant d’une chanson que vous connaissez par coeur et que vous avez écouté mille fois, vous avez l’impression de la redécouvrir. Certaines versions sont particulièrement surprenantes et je pense ici à A Notre Santé (jouée avec une poêle, un paquet de céréale etc… vous voyez ce que je veux dire, que des faux instruments) ou encore le final sur L’ Itinéraire dont l’accompagnement musical est entièrement fait par les musiciens… mais à la voix. Vraiment, c’est à la fois un régal et impressionnant de voir le travail effectué.
Ajouté à cela une bonne dose d’humour et j’ai donc vous le comprenez passé une excellente soirée.
Mais là, vous vous demandez quel est ce petit défaut que j’évoquais en début de chronique. Et bien c’est que Bénabar est bien trop dépendant de son prompteur. Nervosité? Réel besoin? Difficile à dire mais c’est tout de même assez gênant.
Enfin bon, vous avez compris que si la seule chose que l’on retrouve à dire à la fin c’est ça, et bien c’est peu de chose.
Un excellent concert et un artiste que nous retournerons voir, ça c’est certain!
Pour finir, le traditionnel extrait sonore (difficile de trouver un truc exploitable lorsqu’on enregistre en début de fosse…), une chanson que j’adore.
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La setlist :
Quelle histoire !
Infréquentable
Où T’Étais Passé?
Adolescente
Pas du Tout
L’agneau
Politiquement correct
Y’a une Fille Qui Habite Chez Moi
Moins vite
Quatre Murs et un Toit
Le 115
Maritie et Gilbert Carpentier
Dis-Lui Oui
A poings fermés
La Berceuse
A Notre Santé
Les râteaux
Le Dîner
Je Suis de Celles
L’ Effet Papillon
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Love Me tender (reprise d’Elvis)
Les Épices du Souk du Caire
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À La Campagne
L’ Itinéraire
Le couronnement de Poppée, Claudio Monteverdi, Opéra de Lille, 18 mars 2012.
En novembre 2011, j’avais terminé ma chronique (lien ici) de l’opéra Agrippine de Haendel en exprimant mon impatience de retrouver Sonya Yoncheva dans le rôle de Poppée et Tim Mead dans le rôle d’Othon qui étaient pour moi les deux sommets de cette représentation.
Et bien,quatre mois plus tard, mon avis est encore le même. Une nouvelle fois, la soprano et le contre-ténor ont conforté tout le bien que je pense de leurs qualités vocales, un régal.
J’avais aussi hâte de découvrir autrement que sur cd Max Emmanuel Cencic, ici dans le rôle de Néron et j’ai été conquis par sa prestation. La voix est très agréable, la performance solide. J’ai aussi été pleinement convaincu par Ann Hallenberg (Octavie), Paul Whelan (Sénèque) et j’ai eu un petit faible pour Camille Poul dans le rôle de l’Amour. En fait, c’est l’ensemble du plateau vocal qui m’a enthousiasmé, chancun étant à la hauteur de mes attentes.
Ce qui m’a le plus surpris lors de cette soirée, c’est cette impression de totalement redécouvrir cet opéra. Le couronnement de Poppée est une oeuvre que j’ai déjà écoutée un bon nombre de fois (dans les versions Harnoncourt 1973 et Gardiner 1996, déjà toutes deux très différentes) mais la version proposée par Emmanuelle Haïm et Le Concert d’Astrée était tout bonnement magnifique. Alors oui, une nouvelle fois, je ne manque pas de louanges pour Emmanuelle Haïm et Le Concert d’Astrée et vous allez finir par croire que je ne suis plus objectif. Mais lorsqu’on a la chance de pouvoir les voir assez régulièrement, je vous assure qu’on ne boude pas son plaisir.
Il me reste à vous parler de la mise en scène de Jean-François Sivadier dont j’ai déjà évoqué le travail plusieurs fois sur ce blog. Petit rappel donc. J’ai déjà vu de lui une pièce de théâtre, Le Roi Lear de Shakespeare, que j’avais trouvée brillante. Pour la petite anecdote, la pièce m’avait en particulier plu de part la prestation de Nicolas Bouchaud qui était justement à quelques places de ma femme et moi hier lors de la représentation. J’ai vu aussi de lui, une pièce à mi-chemin entre théâtre et opéra, Italienne avec orchestre, qui reste à ce jour un de mes meilleurs souvenirs de spectacle vivant, c’est peu dire. Et puis, j’ai aussi eu la chance de voir deux mises en scène d’opéra, Les noces de Figaro de Mozart et une splendide version de Carmen de Bizet (chronique ici). En un mot comme en cent (j’ai plutôt choisi cent), j’attendais vraiment beaucoup de cette mise en scène.
Et je suis un peu partagé. Si on m’avait demandé mon avis disons après une demi-heure, j’aurai je pense exprimé une déception. Un peu comme-si je m’attendais à autre chose. Mais au final, je m’aperçois que je suis complètement entré dans le parti pris, très surprenant de mise en scène. Difficile de décrire justement le travail effectué. C’est riche, très riche. C’est aussi totalement différent de ce que j’avais vu de lui, c’est peut être ce qui m’a surpris, effrayé, au départ.
Par contre, on sent indéniablement la petite touche de metteur en scène de théâtre dans certains choix et c’est une excellente chose. Pour conclure, sans crier au génie, je pense que le travail effectué sur la mise en scène, très surprenant au départ, mérite qu’on s’y attarde et s’avère, rétrospectivement d’une qualité indéniable.
Les curieux pourront se faire un avis puisqu’une diffusion de cette version est prévue sur Mezzo, sur Wéo ainsi que sur le site web d’Arte (les dates de diffusion ne sont pas encore fixées).
Pour conclure, je ferai une remarque qu’il m’arrive aussi assez régulièrement de placer. Lorsque vous assistez à un spectacle de plus de trois heures, que vous ne souffrez d’aucune lassitude (avouons de plus que Monteverdi n’est pas forcément le plus accessible des compositeurs), et que l’air final vous laisse sans voix, au bord des larmes, c’est qu’incontestablement vous avez apprécié votre soirée.
Oui je le sais, sur le papier, un concert de tambours « Taïko », ça ne vous attire pas spécialement et vous vous dîtes que seul les fans de cultures asiatiques et japonaise en particulier peuvent aller voir ce genre de choses. Mais c’est bien une salle comble qui a accueilli hier les treize membres du groupe Kodo pour un concert exceptionnel à tous point de vue.
Je ne savais pas complètement à quoi m’attendre. Bien entendu, les tambours japonais je connais, ne serait-ce que pour leurs utilisations dans de nombreuses musiques de film, mais de là à aller voir une performance de deux heures, il y avait un pas que je suis plus que ravi d’avoir franchi.
La première chose qui m’a surpris, c’est la puissance sonore. Certes, en étant au troisième rang, il y avait des chances de bien entendre la performance mais de là à ressentir de telles vibrations, j’ai littéralement été soufflé. Le son est une vibration qui habituellement ne se ressent qu’au niveau des tympans. Là, c’est mon siège et mon corps entier qui vibraient. Et soyons clair, aucun micro et aucune amplification, un son direct, non modifié, non artificiel.
Le seconde chose qui m’a épaté, c’est la performance physique et la synchronisation entre les membres. Certains passages, aux rythmes particulièrement soutenus, demandent une condition physique solide et on peut même lire sur les visages par moment l’effort et l’énergie que cela demande.
J’ai aussi été assez étonné des compositions. Je m’attendais à quelque chose de plus solennel et certains passages comme l’introduction le sont. Mais il y a aussi des morceaux particulièrement énergiques, vivants et la troupe n’a pas hésité à s’amuser avec nous. En particulier, je reviens sur le morceau 空 Sora qui m’a littéralement scotché avec l’ajout de deux flûtes aux rythmes qui ne déplairaient pas aux amateurs de musique celtique. Ce morceau a d’ailleurs été joué deux fois, la seconde en rappel dans une version légèrement différente, un vrai régal.
Les applaudissements, les gens qui se lèvent et les « bravo » sont aussi là pour me dire que je suis loin d’être le seul à avoir apprécié la performance.
J’ai donc passé une soirée formidable et surprenante. Si vous avez une quelconque attirance pour les percussions, c’est le genre de performance que vous devez absolument voir.
André Lischké, La musique en Russie depuis 1850, Fayard.
Ce petit livre est assez bien fait pour qui s’intéresse à la musique dite classique, en particulier en Russie et bien entendu depuis le milieu du XIXème siècle. Ou comment redonner le titre du bouquin pour commencer une vraie-fausse chronique.
On trouve au long de ces quelques 200 pages des sortes de petites biographies des principaux compositeurs russes de cette période. La liste est assez complète, en tous cas mes connaissances sur le sujet ne sont pas assez étendues pour y voir un quelconque manque. D’ailleurs, je ne conseille pas spécialement ce livre à ceux qui ont déjà de solides connaissances dans le domaine. On y trouve bien entendu une large place pour les plus connus d’entre eux, Tchaïkovski et Stravinsky en tête ou encore ceux que je préfère, Borodine, Chostakovitch, Prokofiev. Et la liste est en faite bien longue. Un bonne partie est aussi consacrée au « groupe des cinq ».
Le petit défaut de ce livre, et ceci explique que je ne le conseille pas aux spécialistes du genre, c’est son manque d’approfondissement. J’espérai par exemple y trouver plus d’informations en particulier sur la période 1917/1948. Je ne pense pas que tel était le but de l’auteur. Son projet est plutôt ici de faire une sorte de liste assez exhaustive des compositeurs, en donnant pour chacun leurs principales compositions mais aussi parfois celles moins connues mais méritant de s’y attarder. J’ai donc moi pu y trouver mon compte. Il y a par exemple un bon paquet de compositeurs que je ne connaissais finalement que de nom et donc la lecture du passage qui leur est consacré m’a donné envie d’en savoir plus et surtout d’écouter.
Je poursuis mon bilan de l’année 2011 avec les concerts durant ces 12 mois. Loin de moi l’idée de faire une liste complète car ce serait un peu long. Entre mon abonnement à l’opéra et mes concerts de rock/heavy/stoner, je ne vais pas avoir le temps de tout évoquer. Par contre, je peux vous parler des moments pour moi les plus marquants.
Pour commencer, faisons honneur au groupe qui est à l’origine de ce site, Queens of the Stone Age. Une tournée pour l’anniversaire de leur première album qu’ils jouent en intégralité, il ne m’en fallait pas plus pour que le côté nostalgique joue. J’ai donc vu trois dates de la tournée (Bruxelles, Eindhoven et Paris) et mise à part un petit bémol pour la date hollandaise, les concerts de Bruxelles en début de tournée et de Paris en fin de tournée étaient absolument fabuleux! Vous pouvez retrouver mes deux chroniques de ces concerts sur desert-rock.com (Bruxelles ici et Paris là)
Une vidéo prise avec mon vieux cybershot pour les Queens à Bruxelles.
Alors forcément pour continuer je ne peux que vous parler de Kyuss Lives!. Je les ai vus quatre fois cette année et je vais évoquer surtout la quatrième. Ou plutôt je vais vous donner le lien vers le récit d’une journée dont je me souviendrai toute ma vie : ici.
Dans ce récit, je n’ai pas parlé aussi d’un petit détail assez personnel dont je vais vous parler maintenant. Il y a quelques années, alors que kyussqotsa était encore une référence pour sa discographie de Kyuss, j’avais reçu un email d’un certain John Garcia (chanteur du groupe). Cette personne, à l’époque, je l’avais gentillement envoyée balader, n’y croyant pas. Sauf que son adresse email m’est toujours restée en tête, elle était assez particulière. Et donc, lors du concert à Lokeren, j’ai eu l’occasion de lui demander de vive voix si, oui ou non, c’était lui ou pas à l’époque. Et voici sa réponse :
Et voici sa réponse :
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Ce jour là, restera gravé pour longtemps, c’est certain.
Bruno Fevery - Moi - Scott Reeder
Côté Heavy metal, le bon moment de l’année fut sans conteste le festival Sonisphère. J’y ai vu d’excellents concerts dans une très bonne ambiance et en plus cela marquait le début des grandes vacances. Ma chronique plus détaillée est disponible là. Si vous ne voulez pas la lire complétement, disons simplement que j’ai vu Slipknot pour la première fois et que c’était vraiment bien, que j’y ai vu l’un de mes meilleurs show de Metallica, que l’enchaînement Wake Up Dead/Hangar 18 de Megadeth valait à lui seul le déplacement, bref, c’était génial.
Évoquons maintenant la musique japonaise puisque cela fait partie aussi de ce que j’aime.
Tout d’abord X Japan, et au delà de tout ce que l’on peut dire sur ce groupe, j’ai passé une superbe soirée et c’était vraiment cool de pouvoir enfin les voir! (chronique ici). Mais la performance que je retiens le plus en terme de rock japonais, c’est sans l’ombre d’un doute le second show parisien de Dir En Grey (chroniques du premier concert ici et du deuxième là). En y repensant maintenant, je me dis que ce concert est sans aucun doute un des meilleurs que j’ai pu voir tous styles confondus.
Continuons avec le Japon mais en changeant totalement de style. Joe Hisaishi en concert en France (chronique ici). Le seul point négatif de ce concert, ceux sont les circonstances. En effet, il s’agissait d’un concert pour collecter des fonds suite à la catastrophe survenue au Japon cette année. J’aurai préféré voir Joe Hisaishi dans le cadre d’un concert « normal » bien entendu. Mais au délà des circonstances, il n’en reste pas moins l’un des meilleurs concerts de ma vie (et oui encore!) et certainement celui où j’ai le plus versé de larmes! (tiens au fait, j’ai eu l’occasion de partager mon enregistrement de ce concert sur dimeadozen)
Changeons un nouvelle fois de registre avec la saison lyrique. J’y ai vu des choses fabuleuses. L’Elixir d’Amour de Donizetti avec Olga Peretyatko en début de saison par exemple, ou encore Sonya Yoncheva et Christopher Purves (deux fois!). Mais bon, fan oblige, je reviens en particulier sur le récital de Danielle De Niese (chronique ici). Là encore un moment fabuleux et une soirée dont je me souviendrai bien longtemps. D’autant plus que j’ai des souvenirs pleins la tête et des photos pour me les rappeler.
Julius Drake - Moi - Danielle De Niese
Voilà une année bien remplie. Et si je n’ai pas évoqué tous les concerts faute de temps (Volbeat, System of a Down et autres Verdi, Haydn…) il n’en reste pas moins tous d’excellents moments. J’ai aussi eu le droit à un concert improbable avec Katy Perry (chronique ici) pendant lequel j’ai découvert l’excellent groupe New Young Pony Club qui est depuis rentré dans mon top 40 des groupes les plus écoutés (statistique lastfm de l’année).
Il ne reste plus qu’a souhaiter une année 2012 au moins aussi bonne. Elle commencera à la fin du mois avec Les Saisons de Haydn au Théatre des Champs Elysée avec Christopher Purves.
Le carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns suivi de Pierre et le loup de Sergeï Prokofiev raconté par Francis Perrin accompagné par l’ensemble Musiques Nouvelles, dirigé par Jean-Paul Dessy.
Deux façons de raconter ce spectacle, en se bornant à ce qui se passer sur scène ou en prenant en compte le public.
Commençons pas le négatif avec le public.
Pour faire court, disons qu’il est malheureusement de plus en plus courant de voir des gens venir au théâtre tout en pensant être dans leur salon. Lorsque cela concerne une personne ou deux, elles se sentent vite isolées et cessent leurs agissements, mais lorsque cela concerne une bonne partie de la salle, on se retrouve au milieu d’un brouhaha assez pathétique. Il faudra donc expliquer (surtout aux parents, je ne jette pas la pierre aux enfants) à ceux qui viennent au théâtre qu’assister à un spectacle vivant ce n’est pas comme être devant sa télé. Il était impressionnant hier de voir le nombre de personnes en train de discuter, de manipuler leur téléphone portable et, cerise sur le gâteau, de sortir le pique-nique des enfants (bien entendu dans des plastiques bruyants). Ajoutons à cela des journalistes de presse qui n’hésitent pas à flasher…
L’autre point de vue, c’est de se focaliser sur ce qu’il y avait sur scène et de ce côté c’était fort heureusement un régal.
La première partie était consacrée au Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns. Oeuvre à la base purement instrumentale, un texte fut écrit bien plus tard pour accompagner la musique. Et ce texte, ce n’est nul autre que Francis Blanche qui l’a écrit. C’était donc très très bien.
La seconde partie était consacrée à Pierre et le loup de Sergeï Prokofiev et là encore c’était vraiment très agréable. Habitué à la version de Karajan racontée par Peter Ustinov, autant dire que la barre était haute et pourtant, j’ai trouvé la performance de l’orchestre et de Francis Perrin vraiment au niveau.
Bref, côté scène c’était génial… côté public, oublions cela…
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