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La lecture de l’excellent article paru sur paoru.fr sur un premier bilan 2011 du marché du manga (lien) m’a donné envie de jeter un oeil sur mes propres achats pour l’année qui s’est récemment terminée. Alors, si on en croit mes statistiques d’achats (vous avez remarqué que je tiens à jour ce genre de choses) j’ai acheté pour l’année 2011 un total de 142 mangas pour une moyenne de 12 par mois. Mis en comparaison avec les années précédentes, on peut dire que la tendance est encore à la forte baisse. En effet, après une année 2009 record avec ses 72 tomes par mois(!), l’année 2010 avait entamé la descente avec 26 tomes par mois. Faut il y voir un désintérêt pour le manga, la réponse est non, absolument pas.
En fait, c’est tout bête, depuis 2010, j’ai simplement décidé de lire plus de mangas que ce que j’achète dans le but de récupérer un retard considérable sur mon stock de mangas non lus. J’ai donc augmenté mon volume de lectures tout en diminuant mon volume d’achats.
Je ne suis pas forcément attiré par les nouveauté, loin de là. C’est simple, du coup je n’ai acheté en 2011 qu’une seule nouveauté, GTO Shonan 14 days.
En fait j’ai déjà évoqué cette particularité mais J’ai cette manie d’attendre la fin d’une série avant de la lire (je lis un ou deux tomes, et si j’accroche, j’achète en attendant la fin de la publication pour lire la série). D’ailleurs si je regarde plus attentivement, je remarque que j’attends même que la publication soit terminée avant de suivre une série. Trop de séries arrêtées en cours de publication traînent sur mes étagères. Du coup, sauf de rares exceptions pour lesquelles je suis certain que la publication arrivera à son terme (GTO en est un parfait exemple), je n’achète jamais de nouveauté. Chat échaudé craint l’eau froide (si un éditeur me lit, hein…).
En conclusion, une année bizarre.
L’année 2012 confirmera surement la tendance car je n’ai pour le moment acheté qu’un seul manga, le volume 3 de GTO Shonan 14 days…
Akira Toriyama d’Olivier Richard, publié par les éditions 12 bis.
Akira Toriyama est un personnage bien connu des amateurs de manga et japanimation à travers le monde. Et même si ce nom ne vous dit rien, vous connaissez forcément une de ces oeuvres dont la plus connue est sans conteste Dragon Ball. Olivier Richard nous propose donc ici une biographie assez sympathique et très intéressante de ce mangaka. Richement illustrée et très agréable à lire, j’ai pris plaisir à lire cette biographie. De ces débuts à son premier grand succès, Dr Slump, de l’explosion mondiale qu’est Dragon Ball à son travail sur le modélisme ou les jeux vidéo, Olivier Richard passe en revue toutes les facettes de cet artiste. On sent ici le travail d’un fan et il n’est donc pas avare en superlatifs mais force est de constater qu’ils sont bien souvent mérités. Car derrière un dessin qui à première vue peut paraître simpliste et minimale se cachent, et l’auteur insiste bien là dessus, des planches merveilleuses, d’une finesse incomparable, détaillées à l’extrême et bourrées d’idées.
Olivier Richard nous parle aussi des choix scénaristiques (l’humour de Dr Slump ou les ressorts scénaristiques de Dragon Ball pour faire durer la série) de l’auteur et de ses prises de risques. Il faut en particulier garder en tête qu’alors que Dr Slump est un énorme succès avec son humour pipi-caca et ses gags non-sensiques, Akira Toriyama décide de terminer sa série avec en tête l’idée de faire un manga d’arts martiaux. Alors certes, maintenant avec ces 42 tomes et millions d’exemplaires vendus, ces multiples films et milliers de produits dérivés, Dragon Ball est pour nous une évidence mais si on se replace à l’époque, la pari est plutôt osé et l’auteur vraiment culotté. Il est d’ailleurs intéressant d’en apprendre plus sur son entourage, en particulier sur Kazuhiko Torishima, son éditeur.
Un très bon livre donc, rempli d’anecdotes et que je conseille à quiconque a déjà trouvé son bonheur dans l’oeuvre d’Akira Toriyama.
La quête de l’Esprit Céleste, série en 2 tomes de Li Yao publiée en France par Xiao Pan.
Petite entorse à la règle puisque je commence non pas avec un one-shot mais une petite série de deux tomes fort sympathique. Des graphismes vraiment bien réalisés et très agréables, un dynamisme dans le récit et de l’humour omniprésent, voilà de quoi assurer un bon moment de lecture. L’histoire est assez classique mais elle n’est qu’un prétexte à un déluge de planches magnifiques. Il faut dire que le dessinateur est loin d’être un manchot, cela fourmille de détails, c’est hyper vivant et vraiment joli, graphiquement un total réussite. L’humour est aussi très bien dosé et bien placé, en particulier les intervention de l’auteur (dans la seconde moitié du deuxième volume c’est vraiment marrant). Bref, une fois de plus, une publication Xiao Pan un peu passée inaperçue dans la jungle des sorties mais qui valaient le détour.
Le conte du charbonnier de Takeno Shigeyasu publié en France par Picquier.
Le gros souci des éditions Picquier pour leur collection manga et ce qui explique en particulier le fait que cela n’a pas fonctionné, c’est sans conteste le prix. Qui va payer de nos jours 16,50 euros pour un manga?
Alors oui, ce titre est assez interessant, d’un graphisme pas forcément avenant mais bien plus riche qu’il n’y paraît, on se laisse porté par l’histoire de ce charbonnier (il fabrique du charbon de bois) vivant seul dans la montagne. Les différentes histoires sont simples et bien écrites et très bien illustrées. Un très bon titre me rappelle par exemple les travaux de Taniguchi.
Le jour du loup de Yôji Fukuyama publié en France par Casterman.
Encore un excellent one-shot publié dans la collection Sakka. Celui-ci se caractérise par un rythme effréné, sans pause avec une action allant crescendo jusqu’au dénouement final. Sur une base fantastique, une femme se transformant en loup, Yôji Fukuyama nous livre une histoire à mi-chemin entre le fantastique et le policier. Le rythme est très soutenu et les graphismes, même s’il ne sont pas dans mon style de prédilection, servent très bien le propos. Rares sont les titres, one-shot y compris, a réussir à avoir un tel rythme. Bref, un manga que l’on dévore tant l’histoire est bien menée. D’autres titres de ce mangaka sont disponibles en France, je vais m’y intéresser rapidement.
Le mont du sud de Pocket Chocolate publié en France par Xiao Pan.
Dans un format BD entièrement en couleur, ce titre regroupe tous les défauts mais aussi toutes les qualités des titres provenant de Chine dans ce format. C’est très joli avec certaines planches particulièrement soignées mais le scénario est convenu et prévisible. On trouve donc là un titre très agréable à lire mais aussitôt oublié. Pas que l’histoire soit mal pensée et mal écrite non, juste qu’on a une impression de déjà vu et que du coup on ne se sent que très peu passionné. Dès les premières pages on devine le dénouement et même si l’auteur y va de son rebondissement « inattendu », cela reste bien léger. Bref, c’est sympa mais sans plus.
La Rêveuse, série en 6 tomes de Fei La Yao, publiée en France par Casterman.
Et bien ma foi, voilà bien longtemps que cela ne m’était plus arrivé, arrêter la lecture d’une série avant la fin tellement c’est inintéressant. Donc forcément, je vais y aller d’un article assez court et direct.
Le dessin est juste correct mais le gros souci c’est que cela ne raconte rien et le peu que ça raconte n’a ni queue ni tête. On a beaucoup de mal à suivre une pseudo histoire, les trois quarts des bulles de texte ne servent à rien et certaines tombent même comme un cheveu dans la soupe du genre « mais qu’est ce que ce dialogue vient faire là maintenant ». Bref, c’est très mal scénarisé et mis en place et très difficile à suivre.
J’ai du coup beaucoup de mal à comprendre le choix de publication de Casterman habitué à des titres bien plus riches et sérieux. Un coup dans l’eau et un titre que je déconseille fortement.
Mushishi, série en 10 tomes de Yuki Urushibara publiée en France par Kana.
Encore une série achetée au hasard des trouvailles dans les boutiques d’occasion et une très bonne surprise.
Un mushishi, c’est une expert en mushi. Et un « mushi », c’est une sorte de petit parasite qui fait agir les hommes d’une certaines façons qui s’avèrent souvent à moyen terme néfaste pour leur santé. L’autre particularité d’un mushishi, c’est qu’il est le seul à pouvoir voir ces organismes. Le héros de ce manga, Ginko, a lui même une particularité que n’ont pas les autres mushishis, il attire les mushis. Il est donc contraint de voyager constamment car s’il reste trop longtemps au même endroit, les mushis viendront rapidement envahir l’espace. Ginko est donc condamné à parcourir le pays et à proposer ses services aux personnes victimes de mushi (le plus souvent ils l’ignorent) pour gagner sa vie.
Nous voilà donc avec une série de courtes histoires (4 ou 5 par volume), assez bien écrites et dessinées, jamais redondantes et d’un niveau assez homogène. On est ici dans le fantastique mais largement teinté de croyance et coutumes et l’ensemble est réellement réussi. À mon sens, le seul véritable défaut de ce manga, c’est l’absence de fil conducteur. J’aurai aimé avoir en trame de fond une histoire plus complexe, en particulier par exemple, la quête de Ginko pour comprendre pourquoi il attire les mushis. Les histoires sont toutes indépendantes et il n’y a rien pour lier le tout, c’est bien dommage. Des questions restent donc sans réponses. Il y a bien par-ci par-là quelques pistes mais rien d’approfondi. Il y avait là de quoi faire un excellent manga, il sera donc à mes yeux juste très bon. Vous me direz, c’est déjà pas mal et vous avez bien raison c’est pour cela que je vous recommande chaudement la lecture de cette série.
Déjà-vu, l’amour est éternel. Recueil de 4 histoires scénarisées par Wan YOUN IN.
Le point commun de ces quatre histoires, c’est donc le scénariste. Il a fait appel à quatre dessinateurs pour chacun illustrer une histoire qui porte le nom d’une saison. Bien que le résultat de quatre styles différents, l’ensemble est graphiquement assez cohérent et de qualité. Un graphisme toujours assez soigné et détaillé, très agréable à voir. Le seul défaut de ce recueil, c’est justement les scénarios. Trop faibles pour être passionnantes sans pour autant être inintéressantes, les histoires sont de facture assez classique, comme une impression de déjà-vu justement. De là à dire que le titre du recueil est bien choisi…
Restent de très beaux dessins comme le font bien souvent les coréens.
L’home de la toundra. Jirô Taniguchi.
Résumé (Manga Sanctuary) : Six nouvelles sur des hommes confrontés à une nature sauvage tantôt cruelle, tantôt miséricordieuse à travers lesquelles l’auteur rend hommage à Jack London et traduit son profond respect pour la vie animale. Deux hommes perdus dans le grand nord sont sauvés par l’arrivée providentielle d’un vieux chasseur ; dans le Japon des années 1920, un homme part sur la piste de l’ours qui a tué son fils…
Les Taniguchi publiés en France, c’est déjà l’assurance d’un dessin raffiné, extrêmement soigné et d’une précision imparable et c’est bien le cas ici avec ce recueil. Avec cet auteur, c’est aussi la certitude d’histoires basées sur l’humain, les rapports avec les autres et l’environnement. Et les six histoires sont de qualité, très intéressantes et vivantes. On a vraiment l’impression de partager un instant dans une vie.
Taniguchi n’est pas forcément l’auteur par qui il faut commencer le manga mais à coup sûr un auteur par lequel il faut passer, un incontournable.
Dans mon dernier article « Petite série de one-shot », je vous ai dis tout le bien que je pense de Choi Kyu-sok avec le titre L’amour est une protéine. Me voici donc avec un autre recueil d’histoires courtes, Le marécage. Contrairement au précédent recueil, ici les histoires tournent autour des même personnages, des étudiants vivant en colocation.Tout aussi dingue que L’amour est une protéine, ce recueil est tout aussi indispensable! C’est là encore une merveille de non sens, d’humour dingue et loufoque le tout servi par un dessin assez particulier mais que j’adore (entièrement en couleur).La plupart des histoires sont irracontables, les situations sont déjantées, complètement improbables. Le genre d’oeuvre qu’on adore ou qu’on déteste. Personnellement, je trouve ça ultime, un chef d’oeuvre!
Kibderbook de Kan Takahama.
Il y avait bien longtemps que je n’avais pas eu en tête d’arrêter un manga avant la fin! Et ici, on ne parle pas d’une série en 20 tomes mais bien d’un seul volume.
Ce Kinderbook regroupe 10 histoires. C’est d’un pénible à lire! Graphiquement pas exceptionnel quoique intéressant, le gros défaut de cet auteur c’est la surcharge de dialogues… mais que de bla bla. Et les histoires n’avancent pas, ce qui est un comble pour des histoires d’une vingtaine de pages. Du coup, les dénouements tombent souvent à plat. Et le problème avec tous ces dialogues, et bien c’est que ça prend de la place. Bon nombre de planches, qui ne comptent que 4 ou 5 cases sont envahies par une vingtaine (parfois plus) de bulles de dialogues, il y en a partout. Cela gâche le dessin et ne fait pas avancer l’histoire. C’est tellement surchargé que sur certaines cases on aperçoit une tête, quelque part là, entre les bulles. Autre choix discutable, toutes les planches sont sur fond noir. Là où les codes du genre réservent les planches sur fond noir aux rêves ou souvenirs, ici c’est l’intégralité du manga, pas très agréable… Tout cela pour dire que je n’ai pas aimé du tout et je ne recommande pas ce titre.
Knight Gunner, série en 3 tomes de Jung uk KOH (scénario) et Ki ho CHUN (dessins) parue en France chez Tokebi.
Oui, ok, y’a de beaux dessins (même si le dessinateur a du mal avec les visages des personnages féminins) mais ça raconte quoi?
Heureusement qu’au début du deuxième tome il y a un résumé de l’histoire, cela permet de comprendre ce qu’on a lu dans le premier (idem pour le troisième). Ah bon, il s’est passé tout ça dans le premier… il aurait fallu le dessiner alors.
Bon en gros, vous l’avez compris, le principal défaut de ce manhua, c’est son histoire qui ne raconte pas grand chose mais voudrait nous faire croire le contraire.
Ensuite, j’ai bien l’impression que le scénariste avait en tête plus de volume mais que (manque de succès?) la série a été expédiée vite fait mal fait dans les dernières pages du troisième tome.
Bref, un coup dans l’eau.
Katsu! série en 16 tomes de Mitsuru Adachi publiée en France par Pika.
Connu en France en particulier pour le manga Touch qui fut adapté en dessin animé, Théo ou la batte de la victoire, Mitsuru Adachi est régulièrement attiré par le manga dit « sportif ». Le baseball dans Touch, H2 entre autres, natation dans Rough et ici la boxe dans Katsu!.
Au long de seize volumes que compte cette série, l’auteur nous raconte l’histoire de Katsuki Satoyama, jeune lycéen qui s’inscrit dans un club de boxe, avec comme seule véritable idée au départ celle de se rapprocher de Katsuki Mizutani, fille d’un ancien boxeur professionnel et patron du club.
On trouve ici tous les ingrédients typiques des mangas sportifs et aussi des triangles amoureux. Les entraînements et la découverte qu’en fait le héros est un génie dans ce sport et aussi la passion naissante, les quiproquos et le jeu du je t’aime moi non plus entre nos deux héros.
Sauf que le traitement est ici à mon avis assez particulier. En effet, on devine très facilement dans la première partie des seize tomes le dénouement de l’histoire amoureuse et on ne doute pas un seul instant de la réussite de notre héros dans le domaine sportif. Alors vous me direz, si tout est plié rapidement, qu’est ce qui peut être intéressant dans ce manga. Et bien ce sont les personnages et leurs évolutions. Même si l’on devine les dénouements rapidement, l’auteur a soigné son scénario au point de se détacher finalement de son épilogue pour se concentrer sur son déroulement. Les personnages sont très bien travaillés, avec une vraie personnalité et les histoires annexes, en particulier celle du héros, sont réellement soignées.
Le tout est servi par un dessin à mon avis magnifique. De prime abord on pourrait y voir en feuilletant un dessin simpliste mais détrompez vous. Cela fourmille de détails et le rythme est dosé à la perfection. Très cinématographique dans la construction des planches, il n’est pas rare de voir plusieurs pages en suivant sans un dialogue, juste pour présenter le lieu, l’attitude des personnages. Les scènes de combat sont aussi très réussies, ce n’est pas forcément ce qui se fait de mieux dans la matière mais c’est très vivant et convaincant. On peut lire le combat très facilement et on ne se retrouve pas à tourner les pages rapidement en n’y comprenant rien comme il arrive parfois avec certains mangas de baston. Le graphisme est particulièrement agréable et c’est un vrai plaisir de lire cette série.
J’ai donc été pleinement convaincu par ce titre que je vous recommande bien entendu!
Résumé (manga sanctuary) : Katsu, c’est l’abréviation de Katsuki. Et Katsuki, ce sont les prénoms des deux héros de l’histoire : Katsuki Mizutani, la fille, et Katsuki Satoyama, le garçon. Ces derniers ont un autre point commun : la boxe. Derrière la passion naissante qu’a Satoyama pour ce sport, se cache un désir plus romantique : il est en réalité attiré par Mizutani et pense pouvoir se rapprocher d’elle en s’inscrivant dans le club de boxe de son père, ancien champion d’Asie…
Happy Mania série en 11 tomes de Moyoco Anno publiée en France par Pika.
Énorme surprise que cette série!
À priori rien dans ce manga ne m’attirait, graphisme très minimaliste et pas très joli, un redikomi (manga ciblé principalement pour les femmes de 20/30 ans) dans le plus pur style. Mais j’ai eu l’occasion de trouver cette série dans une solderie pour un prix dérisoire (moins d’un euro l € le tome) et du coup, je me suis laissé tenter. Et je le répète, quelle surprise! J’ai littéralement dévoré les 11 tomes.
Alors oui, le graphisme très minimaliste, parfois maladroit est très loin de mes standards habituels. Le graphisme en rebutera plus d’un à n’en pas douter et certaines planches sont même assez moches au final (ne soyons pas mauvaise langue, certaines sont réussies). Oui le sujet est aussi très loin de mes préoccupations (les déboires amoureux d’un femme de 24 ans, au début de l’histoire). Mais ce manga a aussi tout un tas de choses pour me plaire. Tout d’abord le personnage principal est hyper attachant. Moyoco Anno a construit une héroïne qui tour à tour vous amusera, vous exaspérera, vous agacera mais sera aussi vous attendrir. Même si certains passages sont exagérés, fiction oblige, on ne peut que trouver l’ensemble assez crédible. Shigeta, notre héroïne, cherche l’amour. Mais attention, elle cherche l’histoire ultime, le mec parfait, celui qui la rendra heureuse éternellement. Sauf que voilà, plutôt que de trouver l’homme idéal, Shigeta se retrouve à accumuler les passades, les histoires d’un soir. Il faut dire que notre héroïne est assez particulière. Sait elle seulement ce qu’elle veut vraiment?
Autre force de ce titre, c’est son style narratif et son côté comique. Moyoco Anno partage tout, à la fois ce que disent ces personnages mais aussi ce qu’ils pensent. Et bien souvent l’effet comique vient de la différence entre les deux. Autres effets comiques, cette fois-ci graphique c’est que l’auteure illustre tout. Si l’héroïne s’imagine dans tel situation, alors elle est représentée tel quel. De plus ce manga est bourré de références. Bon nombre d’entre elles m’étaient inconnues mais une petite note explicative permet tout de même à chaque fois d’apprécier l’effet comique et c’est souvent très réussi.
Les personnages secondaires sont aussi très réussis et ne sont pas là que pour la galerie. Ils ont eux aussi leurs propres histoires que l’on suit au fil des volumes et c’est à ce titre un manga assez dense et très bien construit.
En fin de compte, un manga que j’ai découvert par hasard et qui se révèle être une excellente surprise.
résumé (manga sanctuary) : Kayoko Shigéta, 24 ans, vendeuse dans une librairie, est une jeune fille qui ne supporte plus son célibat. Toutes ses pensées sont focalisées sur un seul but : trouver le grand amour ! Mais rien n’y fait… Dès qu’elle croise un garçon un peu mignon, elle craque, ne résiste pas une seule seconde à ses avances et s’étonne, après être passée à l’acte, de ne plus avoir de ses nouvelles…
Fairy Cube, série en 3 tomes de Kaori Yuki, publiée en France par Tonkam.
J’ai déjà lu la longue série (20 tomes) Angel Sanctuary de Kaori Yuki. Cela fait bien longtemps que je ne me suis plus penché sur ces autres publications en France alors que j’en ai quelques une en stock à la maison. Je vais donc essayer de rectifier cela en m’attaquant ici à une série assez courte de 3 tomes.
Ce qui pour moi fait le grand intérêt des oeuvres de Kaori Yuki, c’est son dessin. Loin de la « pauvreté » de certains shojo, nous avons ici de nombreuses planches très riches et particulièrement bien travaillées. Que ce soit les personnages ou les décors (travail des assistants?), cela foisonnent de détails magnifiques. Il me vient en particulier en tête le travail sur certains costumes ainsi que sur l’expression des personnages. Certaines planches en pleine page sont absolument magnifiques à ce titre.
Côté scénario on tourne encore dans le fantastique. Je trouve l’histoire assez sympathique sans être passionnante. Parfois confuse dans son déroulement, le dernier tome semble quelque peu expédié. On sent quand même que Kaori Yuki avait en tête un tome ou deux de plus pour cette série, en tous cas c’est l’impression que j’ai. Il n’en reste pas moins une histoire sympa et intéressante qui, et j’insiste, est servie par un dessin splendide. N’hésitez donc pas à jeter un oeil à cette série.
résumé (manga sanctuary) : Depuis toujours, Ian Hasumi peut voir les fées et autres créatures surnaturelles. En particulier, il voit régulièrement un double de lui, Tokage, qui le déteste et fait le mal autour de lui. Jusqu’au jour où Tokage parvient à faire assassiner Ian et prendre sa place. Ian, qui n’est plus qu’un esprit, fera tout pour reprendre sa place !
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