Takeshi Kitano.

Takeshi Kitano, qui ne connait pas ce nom ?
Un film à la télé, un article, une affiche, à un moment ou à un autre, vous avez entendu parler de Kitano qui figure parmi les réalisateurs japonais les plus connus en Europe. Sauf que le personnage a de multiples facettes que beaucoup ignorent. Pour vous résumer ce qui est impossible de résumer, sachez juste qu’en plus de réaliser des films, le gaillard est un personnage incontournable du petit écran japonais, animant ou ayant animé plusieurs émissions hebdomadaires qui vont du talk show politique à l’émission médicale, du jeux télévisé improbable à l’émission sur les sciences ou encore sur les arts. Il ne connaît pas le repos, la moindre inactivité se transforme en ennui insupportable, il faut donc remplir son emploi du temps à 100%, Kitano est un boulimique du travail.

Le bouquin dont je vous parle aujourd’hui n’est pas véritablement une autobiographie comme le laisse à penser la quatrième de couverture. Il s’agit en fait d’une sorte de compilation mise en forme d’une série d’entretiens que l’auteur, Michel Temman, a eu avec Beat Takeshi entre le printemps 2005 et l’automne 2009. Bien entendu le terme autobiographie n’est pas usurpé car tout au long de ces conversations, Kitano raconte sa vie, décortique son oeuvre et ce dans tous les domaines, télé, cinéma, écriture, peinture etc.
j’avais déjà lu La vie en gris et rose (édition Philippe Picquier), livre dans lequel Kitano raconte son enfance, très difficile. Dans ce bouquin, on passe assez rapidement sur son enfance et son adolescence même si, de toutes évidences, le loustic était un sacré garnement, pour ne pas dire un voyou. La matière première du livre reste avant tout l’oeuvre de Kitano. Il revient sur ces émissions de télé et sur ces films. Même si c’est parfois assez court, c’est par contre franchement très intéressant. Et d’ailleurs, j’ai profité de la lecture de ce bouquin et surtout d’un arrêt de travail forcé pour cause de lumbago pour revisionner l’intégralité de sa production cinématographique en tant que réalisateur. Je n’avais pas vu certains de ces films depuis plus de dix ans et j’ai totalement redécouvert ses films tant la lecture de ce bouquin m’a aidé à les revoir sous un nouveau jour, avec une regard différent, l’âge aidant aussi certainement.
Il est intéressant à ce propos de voir à quel point le regard que nous portons sur lui en tant qu’européen peut être différent de l’opinion qu’ont ces compatriotes sur ses productions cinématographiques. Il raconte même comme parfois il arrive que les critiques japonais reviennent sur leur avis après que tel ou tel film ait été primé dans un festival européen.
Kitano n’a pas d’équivalent en France et le comparer à tel ou tel animateur télé ou réalisateur serait forcément réducteur. Il est à part, inclassable.

La dernière partie du livre est aussi particulièrement intéressante et parfois surprenante. Michel Temman aborde différents sujets sur lesquels Kitano donne son avis. Cela va du cinéma japonais à la politique intérieure et internationale. Et là, il n’y a aucune concession. Kitano a un avis, il le donne, sans pincette. Que ce soit pour dire du bien ou du mal, il argumente, donne des exemples, fait des comparaisons. Je retire de tout cela que le bonhomme semble particulièrement cultivé, un véritable érudit. Son propos est très intéressant et je comprends mieux maintenant pourquoi beaucoup de ses films m’ont touché. Car je ne l’ai pas encre dit mais vous vous en doutiez, j’aime l’oeuvre de Kitano. Quelqu’un capable de faire des films violents comme Brother, loufoques comme Getting Any? ou mélancolique et triste comme A scene at the sea avec à chaque fois autant de force ne peut me laisser indifférent.

Un bouquin que je recommande donc très vivement. Au delà de son oeuvre, c’est l’homme qui est fascinant.

Extrait d’amazon.fr
Présentation de l’éditeur
 » Je suis venu au cinéma un peu comme on vient au monde. Par hasard.  » Takeshi Kitano, l’un des plus grands cinéastes japonais, se raconte dans cette autobiographie née de plusieurs années d’entretiens avec le journaliste français Michel Temman. Comment être à la fois un showman célèbre et un cinéaste exigeant ? Kitano n’en revient pas de sa  » destinée « , lui l’autodidacte qui n’a jamais oublié ses origines modestes. Takeshi Kitano se souvient de sa jeunesse dans le Japon de l’après-guerre : une enfance interdite, une famille nombreuse entassée dans la misère d’un quartier populaire, la passion pour les sciences, ses rêves d’explorateur, les études qu’il poursuit, malgré la pauvreté, grâce à sa mère. Le père, enfin.  » Je ne lui adressais jamais la parole. Lui ne me disait jamais rien.  » Des sketchs provocateurs de son alter ego télévisé Beat Takeshi, au cinéma vu comme rédemption tardive : une esthétique de la violence, une musique envoûtante, des antihéros solitaires et torturés, deviennent ses marques de fabrique, comme dans Sonatine. Pour la première fois, Takeshi Kitano révèle dans cette autobiographie d’une étonnante vitalité son engagement humanitaire en Afrique autant que sa vision pessimiste du Japon, colonisé par l’Amérique et acculturé. Une vision très personnelle de la vie, entre acharnement au travail, bouddhisme zen et épicurisme.

Biographie de l’auteur
Takeshi Kitano, né le 18 janvier 1947 à Tokyo, est l’une des plus célèbres stars de la télévision 8 japonaise, où il présente huit émissions hebdomadaires. Comme réalisateur, on lui doit Sonatine (1993), Hana-bi (1997, Lion d’or à Venise), ou Zatoïchi (2003, Lion d’argent à Venise). Michel Temman est journaliste et correspondant du quotidien Libération à Tokyo, où il réside.

Bollywood, c’est trop cool.

Vous connaissez tous maintenant qu’en matière de musique, mes gouts sont particulièrement variés. Et bien voilà, aujourd’hui j’ai reçu mes premiers achats pour des bandes originales de films dit « Bollywood ».  Alors j’avais déjà de la musique indienne en rapport avec Bollywood puisque je me suis déjà acheté un cd d’Asha Bhosle (que j’ai même vu en concert!!) mais en matière de B.O.F, je n’avais rien.
Enfin, rien, on se comprend…. j’avais « 10 giga de prises ancestrales » comme dirait l’autre. Mais je suis de ceux qui achètent encore des cds pour les choses qu’ils aiment.
Cela me rappelle d’ailleurs mes débuts dans le rock japonais (environ 1993/1994) où l’achat de cds était quelque chose de rare car les cds étaient onéreux et difficiles à trouver.
Alors cela fait déjà pas mal de temps que l’on trouve du bollywood en France, dans le domaine, je suis loin d’être un précurseur mais je débute. Le truc cool par rapport au jrock, c’est que c’est beaucoup moins cher!

On commence donc avec 4 énormes classiques. (j’en attends 3 autres…)

Kal Ho Naa Ho (connu chez nous comme New York Masala).
Le film, déjà, est énorme! La B.O n’est pas forcément géniale mais le titre phare et Maahi Ve sont tout de même de chouettes titres. On y trouve aussi une reprise du tube Pretty Woman assez fun et un « it’s time to disco » kitschissime à souhait. Ce film (et donc sa bande originale) fut un succès énorme en Inde.
Le lien youtube, c’est ici.

Hum Tum.
Un film bien sympa et une B.O globalement excellente! Un film largement sous estimé en France à mon avis. Saif Ali Khan est un très bon acteur (il joue aussi dans Kal Ho Naa Ho) et est particulièrement efficace dans les comédies romantiques.
Le lien youtube, c’est ici.

Kuch Kuch Hota Hai.
Le film est un petit bijou. A mi-chemin entre le kitsch instantané et le chef d’oeuvre intemporel, ce fut un succès colossal en Inde. La B.O est une merveille. Cherchez pas à comprendre, j’adore!
Le lien youtube, c’est ici.

Fanaa
Chouette film encore (Kajol forcément!) et une B.O très agréable. Il y a des titres réellement excellents. Chand Sifarish par exemple rend à lui seul cette B.O indispensable.
Le lien youtube, c’est ici.

La Horde.

Sachez pour commencer que je suis entièrement dévoué à la cause et que par conséquent, ma chronique n’est peut être pas la plus objective du net. Il faut dire que je suis l’un des deux réalisateurs du film depuis maintenant un bon paquet d’années, que je suis pour la plupart du temps d’accord avec son point de vue, et que le peu que je connaisse sur sa façon de penser ne m’est pas indifférente. Bref, Yannick Dahan a ses détracteurs mais il a aussi ses défenseurs, ses fans, et j’en suis!
Ce film, cela fait maintenant quelques années que je l’attends car Yannick a toujours parlé de ce projet, en particulier lors de l’émission Opération Frisson sur Ciné Cinéma Frisson. Et je dois dire que c’est le premier film auquel je me suis intéressé du début à la fin. De l’état de projet à la vision aujourd’hui, j’ai accompagné à ma manière la construction de ce film et je peux donc vous assurer que même s’il a quelques défauts, il y a avant tout une sincérité indéniable dans ce film.
Le scénario de base est minimaliste : des personnes, pas vraiment faites pour s’entendre, doivent collaborer pour échapper à une horde de zombies. Alors aux critiques qui ont basé leur avis sur le scénario n’ont rien compris. Les réalisateurs ont clairement fait un film pour les fans et, désolé de vous l’apprendre, mais le fan, pour les films de zombies, le scénario il s’en cogne. Ce qu’il veut le fan, c’est de l’action, des plans qui déchirent et des maquillages pas trop pourris.
Et de ce côté, La Horde est un modèle du genre. De l’action, franchement il y en a, à foison. Ensuite il y a des purs plans et les réalisateurs ont fait un très bon boulot. Et puis, chapeau bas sur les maquillages et effets sur les zombies car c’est, pardonnez moi l’expression, vachement « réaliste ». Alors certes, il y a un ou deux temps morts mais rien de bien méchant. Et réussir à faire un film aussi rempli et dense alors que toute l’action se déroule au même endroit (dans un immeuble), ce n’est pas donné à tout le monde.
L’un des points faibles relevé pour lequel je suis d’accord, c’est le cas de acteurs. Il y a un je ne sais quoi de parfois un peu trop amateur et il est vrai que l’on sourit sur quelques répliques mais dans l’ensemble, ça tient la route, faut pas charrier quand même. Mais il y a aussi et surtout un excellent Eriq Ebouaney avec un sacrée « gueule ». C’est bête à dire, mais dans ce film, il a un vrai gueule de tueur de zombies. La gestuelle, le regard, la rage, tout y est. Beau boulot.
Bref, moi j’ai aimé La Horde, des années d’attente récompensées et ça, ça suffit à mon bonheur. Alors, ne lisez pas les critiques (c’est con cette phrase quand on y pense), faites vous votre propre avis en allant voir ce film de toute urgence!

Petits achats pré-solde.

En ce moment sur amazon, il y a une promo du style 5 dvds pour 30 €. Bon, vous me direz des promos comme ça il y en a des tonnes…
Mais dans la liste de quelques 600 titres, il y a quelques perles rarement soldées, en particulier une série de films style Bollywood. Je me suis donc offert quelques dvds…


Il y a d’autres titres dispos… mais je les avais déjà…