Notre besoin de consolation, Julie Bérès, Le Palace, Béthune.

Crédits Alain Monot

notre besoin de consolation

julie bérès

LE PALACE

LES 16 ET 17 FÉVRIER 
À 21H
LE 18 FÉVRIER
À 20H
À PARTIR DE 15 ANS
DURÉE 1H10

LA SCIENCE SUR UN PLATEAU

Il cherche la jeunesse à mesure qu’il vieillit.*
Des animaux domestiques clonés, une défunte congelée veillée par son mari, le directeur d’une banque de sperme qui promet des bébés parfaits, une mère porteuse indienne heureuse d’avoir vendu son utérus à un couple japonais en mal d’enfants… Ces créatures qui semblent sorties tout droit d’un film de science-fiction sont les protagonistes d’une histoire bien contemporaine.Notre Besoin de consolation part d’une recherche sur les enjeux actuels de la bioéthique. Julie Berès et son équipe ont collecté informations scientifiques, historiques, juridiques, faits-divers et témoignages. Ce qu’ils ont découvert les a profondément surpris : ce qui n’était encore que fantasme hier peut se réaliser aujourd’hui. À partir de ce matériau, ils ont construit une histoire autour du personnage de K. qui mène l’enquête sur les possibilités nouvelles qu’offre la génétique, ses avancées spectaculaires et ses dérives. Les rencontres que fait K. dessinent le portrait d’une humanité mutante qui peu à peu transforme son corps en marchandise. Le rêve d’un corps « à la carte », que l’on peut améliorer, transformer, louer, acheter, fabriquer traduit le refus de l’homme moderne d’accepter sa finitude et toute imperfection dans le cycle de la vie.

Nourri d’immersions documentaires, le théâtre de Julie Berès compose ensuite des fictions oniriques où le travail du corps, de l’image, du son et des matières transfigure des questions philosophiques en sensations, troubles et mirages. Il conjugue pertinence du propos et recherche de l’illusion théâtrale la plus vertigineuse. Apparitions et disparitions magiques, illusions d’optique et sonores, virtuosité physique des interprètes perturbent nos repères sensoriels. S’éprouve ainsi la folie potentielle d’une humanité déboussolée dont le besoin de consolation est peut-être impossible à rassasier.

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