Entre l'ami et apprends à mieux me connaître

Petite série de one shot.

par shinkibo le 29 juil 2010, rubrique(s) : Manga/japanime

Une vieille publication de chez Tonkam pour commencer, Born To Kill de Kevin Lau. De superbes planches, le tout en couleur (comme beaucoup de publications chinoises de chez Tonkam), mais un scénario très mince. L’histoire d’un héros que l’on tue dans le futur pour faire revenir dans le passé, des dimensions parallèles, un bon gros mélange d’influences diverses et variées plus ou moins reconnaissables. Bref mise à part si vous collectionnez les premières publication Tonkam, je ne conseille pas l’achat de ce titre.

On reste dans le même genre avec une autre publication Tonkam en couleur, Club Mad de Chris Lau pour le scénario et HONG Wei lam pour le dessin et le même constat. Un joli travail de mise en page, des planches très jolies mais un scénario à la limite du grand n’importe quoi. C’est bien simple, je suis incapable de le résumer ce qui est bien dommage puisque toutes mes petites chroniques ont pour but de fixer un tant soit peu les choses dans mon cerveau qui a la fâcheuse tendance à oublier. Bref, ça bastonne sur 99% des pages, ça ne mène pas bien loin tout cela.

BX de Mari Okazaki. Une jeune lycéenne au comportement dévergondé tombe amoureuse d’un jeune boxeur plein d’avenir, une histoire prétexte pour plonger dans la psychologie de deux personnages que tout oppose. Pas forcément mon style de manga mais une belle surprise à l’arrivée. J’ai surtout accroché sur le dessin, en particulier le visage de l’héroïne. L’ensemble est d’ailleurs graphiquement pas mal du tout. Une dessinatrice dont quelques publications sont sorties en France, je vais y jeter un oeil.

Brève cohabitation de Kyung-Sub Jang (Corée). Graphisme très particulier pour cette oeuvre aussi bizarre qu’originale. L’histoire d’une cohabitation en un homme solitaire et un cafard géant (taille humaine), en voilà une idée de départ assez peu commune. Mais l’auteur utilise particulièrement bien son idée pour nous parler avant tout de solitude car c’est bien là le véritable sujet de ce manhwa. Une oeuvre très riche et on le sent bien, un peu autobiographique. Encore une fois la preuve qu’un manga ne se résume pas à un superbe graphisme et qu’il vous mieux par fois une oeuvre brute mais particulièrement bien pensée.

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Aqua Knight, Yukito Kishiro

par shinkibo le 28 juil 2010, rubrique(s) : Manga/japanime

Yukito Kishiro est très connu en France et dans le monde entier pour son manga Gunnm, véritable référence du cyberpunk. Après avoir sorti un spinoff, Ashman, et un recueil de nouvelles Gunnm Gaiden, le dessinateur a eu bien du mal à décrocher de son univers.
Il a d’ailleurs eu tant de mal qu’il a fait une rechute en se lançant dans la série Gunnm Last Order au plus grand bonheur des fans mais au détriment de sa série en cours à l’époque, Aqua Knight.
Rapidement l’histoire : Dans un monde en grande partie aquatique, Lulya arpente l’océan pour achever en quelques sortes sa formation de chevalier. Elle rencontre alors les deux seuls habitants d’une île, Ashika et son père Arrabir. Se faisant dérober le joyau de l’île, Lulya et Ashika partent à sa recherche…
Graphiquement très éloigné de l’univers de Gunmm (même si l’on retrouve dans les armures des chevaliers un peu d’aspect « mecha »), l’histoire est aussi beaucoup moins dense. L’histoire d’un apprenti chevalier qui se retrouve à devoir former un enfant pour qu’il devienne lui même chevalier, c’est tout de même du grand classique. De plus on sent bien que la série fut interrompue pour reprendre le personnage de Gally dans son oeuvre fétiche. Le tome 3 est à ce propos du grand n’importe quoi par moment avec un humour ras de pâquerettes et une pseudo dénouement expédié.
Yukito Kishiro est un dessinateur et un scénariste de talent, mais force est de constater qu’il est l’auteur d’une oeuvre. Comme beaucoup de mangaka, il a du mal à se détacher de « son » énorme succès, un potentiel gâché en quelques sortes.

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Bootleg, Les flibustiers du disque, Alain Gaschet

par shinkibo le 20 juil 2010, rubrique(s) : Lecture, Musique

Une nouvelle chronique littéraire si rapidement? Et oui, il vaut dire que j’ai dévoré ce bouquin, celles et ceux me connaissant de longue date n’ont qu’à regarder le titre pour comprendre pourquoi : Bootleg, Les flibustiers du disque.
Combien d’heures passées sur les routes, de bacs fouillés consciencieusement à la recherche de la perle rare. La collection de bootlegs représente toute une partie de ma vie. Celle d’avant internet finalement où pour trouver du son il fallait sortir de chez soi. Grand fan de musique live, je suis toujours resté sur ma faim avec les quelques albums officiels de mes groupes favoris, il m’en fallait plus, jusqu’à l’épuisement. Et pour cela, il y a ce qu’on appelle les bootlegs, album non officiel reprenant des enregistrements studio ou live, souvent inédit, de qualité pouvant aller du sublime à l’inaudible.
Après une période de tape trading, j’ai très vite orienté mes recherches vers les cds. Né en 1975, un rapide calcul me dit que l’âge d’or des bootlegs en cds coïncidait pile poil avec mes 18 ans, pas assez vieux pour être blasé et en pleine boulimie musicale.
Et pour ceux qui ont disons moins de trente ans, ils ne savent peut être pas que malgré l’illégalité de la chose, un flou artistique entouré le domaine et on trouvait des bootlegs très très facilement. Personnellement j’acheté cela au Furet du Nord (sorte de Fnac que le trouve dans le nord de la France) et même à la FNAC d’ailleurs. Prenons juste un seul exemple, un seul tant il y en a, ce pirate 45 tours de Nirvana acheté à la Fnac en novembre 92, même s’il est un peu passé, il y a encore le code barre.

Ce livre raconte à la perfection l’histoire du bootleg. Avec des anecdotes pleines de détails et en toile de fond l’histoire de l’auteur, Alain Gaschet, ce livre est passionnant de bout en bout. Je ne peux que conseiller très vivement aux fans de musique et en particulier à ceux qui ont déjà acheté des bootlegs de lire ce livre. Reprenant l’histoire du bootleg depuis ces débuts jusqu’à aujourd’hui, les anecdotes sont très souvent passionnantes. Car même si l’on trouve maintenant grâce à internet des concerts quelques heures seulement après la dernière note jouée, il faut bien se souvenir que cela tenait du miracle de trouver dans des délais raisonnables les concerts. Et je ne parle même pas des enregistrements studio « inédits » largement discutés dans ce livre.
Car oui, maintenant à l’heure de youtube et du p2p il n’est pas rare de trouver le dernier concert de votre groupe favori sur le net alors que les musiciens sont encore sous la douche (qui a dit le concert récent de Bad Religion au Rock Am Ring à peine 45 minutes après?). Mais avant? Avant il fallait connaître les bonnes adresses, les bons fournisseurs et encore, il fallait en trouver qui s’intéressait à votre groupe favori. Alors les plus acharnés fouillaient encore plus et se retrouvaient avec des listes de bootlegs dans les mains, pour pouvoir commander directement, sans passer par un magasin traditionnel.
En fouillant mes « archives » j’ai retrouvé par exemple cette vieille liste estampillée « été 93″ qui rappellera certainement des choses à Alain Gaschet (le vendeur étant basé à l’époque dans le sud).

Voilà à quoi cela ressemblait, une longue liste (18 pages pour mon exemple) où j’avais soigneusement recopié les prix par label…

La liste des prix par label… y’en avait tellement que la liste fait 3 pages!


Admirez un peu les conditions commerciales avec le franco de port à partir de 2250 francs.

Mais les bootlegs, c’est fini pour moi. Comme je le disais avant on trouve maintenant tout ce que l’on veut de façon dématérialisée et l’esprit n’est plus le même. Du côté des bootlegers par exemple où, à de rares exceptions près, la passion de la musique n’est plus un pré-requis pour se lancer dans le business. Et puis il y a aussi le lien entre taper et bootleger qui n’existe plus (taper, celui qui enregistre, bootleger, celui qui vend, bon je schématise un peu là). Avant, un bootleger n’était rien sans quelqu’un pour lui fournir des bandes, maintenant ils font comme tout le monde, ils vont se gaver sur les réseaux avant d’inonder le marché. Dans les années 90 si mes souvenirs sont exacts le deal était bien souvent 50 cds du produit fini contre un enregistrement. Maintenant, si tu veux un bootleg de ton enregistrement tu fais comme tous le monde, tu l’achètes et ça je m’y refuse. J’avais pris le parti de partager massivement et surtout gratuitement mes enregistrements au risque de voir mon boulot attérir sur ebay (ce qui est arrivé pas mal de fois, en cd, vinyle et dvd). Bref, tout cela, c’est loin. Maintenant j’enregistre pour mes archives personnelles et surtout pour palier à ma mémoire de poisson rouge. Et puis j’ai toujours était un peu à la marge, n’enregistrant autant que possible qu’avec l’accord des artistes. Je me suis même lancé dans l’enregistrement sur table avec accord signé d’une exploitation non commerciale, yeah!
Allez savoir, peut être qu’un jour, dans des dizaines d’années, quelqu’un sera ravi de « surfacer » ces trucs que j’entasse.

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Qu’est ce que le baroque ?, collection « 50 Questions », Klincksieck, Henriette Levillain

par shinkibo le 20 juil 2010, rubrique(s) : Lecture

Ce livre fait partie de la collection « 50 Questions » chez Klincksieck, c’est le deuxième bouquin de cette série que j’achète et certainement pas le dernier. En effet, si vous avez envie d’avoir quelques connaissances sur un sujet sans pour autant lire un pavé de mille pages c’est l’idéal. Le sujet est explicite au vu du titre du livre, « Qu’est ce que le baroque ?« . Il faut dire que le terme baroque est maintenant largement répandu et utilisé à toutes les sauces. Il a même longtemps été à la mode et était devenu un terme marketing. Ce livre fait le point sur ce qu’est réellement le baroque dans divers domaines comme la peinture, le théâtre, la poésie, l’architecture, la musique… En s’attardant longuement sur les origines du mouvement, Henriette Levillain nous donne de bonnes bases pour comprendre le baroque. Grosso modo, le baroque c’est XVIème et XVIIème siècles et cela concerne tous les domaines de la vie artistique. Difficile de donner une définition simple et concise permettant de dire que telle ou telle sculpture est baroque (ou pas), que telle peinture l’est etc. Comme tout mouvement artistique, le baroque est parfois facilement identifiable mais joue aussi souvent avec les codes du genre d’autant plus que le terme baroque n’a véritablement qualifié ce style qu’à la fin de la période.
Henriette Levillain donne dans ce livre beaucoup d’exemples et prend le temps de s’attarder sur certains points très précis avec une analyse parfois assez poussée. Elle donne aussi beaucoup de références ce qui ne peut qu’apporter de nouvelles lectures à qui veut approfondir le sujet. Une lecture une fois de plus enrichissante.

Si vous vous interessez à la collection « 50 questions », voici un lien vers la liste des livres sur le site de l’éditeur. lien.

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Gackt, Attack of the « Yellow Fried Chickenz », Alhambra, Paris, 18 juillet 2010.

par shinkibo le 19 juil 2010, rubrique(s) : Musique

Pour cette petite chronique de concert, je crois qu’il faut commencer par les présentations car un bon nombre d’entre vous ne doivent pas connaître ce chanteur japonais. Nous voilà donc dans les années 90 avec le groupe Malice Mizer qu’il rejoint en tant que chanteur en 1995. A l’époque, je n’étais vraiment pas fan de ce groupe (qui a connu les années suivantes un très gros succès au Japon) qui produisait une musique, comment dire, assez particulière. Je vous invite à faire une recherche avec le nom du groupe sur youtube, vous comprendrez tout de suite. Mais dans toute leur discographie, il y a quand même en ce qui me concerne une pépite, un merveilleux titre pop, l’un de mes préférés j’ai nommé Le Ciel. Gackt chante sur ce titre qui date de 1998, voilà en simplifiant beaucoup ce qui me restait de lui après la fin de siècle.
Après avoir quitté le groupe, il se lance dans une carrière solo à laquelle je ne m’intéresse pas dans l’immédiat (forcément, j’étais pas fan du groupe) mais qui m’a très vite rattrapé. Musicalement très différent de ce qu’il faisait dans le groupe, son travail en solo est au départ très très pop. Il a un succès immédiat et devient (ou confirme qu’il était) une vrai star touche à tout. Et quand je dis star, il faut y mettre un sens purement japonais, c’est une idole.
Gackt est donc présent dans mon parcours « Jrock » depuis très longtemps et je suis plus que ravi de l’avoir enfin vu en concert hier soir. Et il faut bien savoir que ce n’est pas en curieux que je suis allé le voir, non non, j’aime sa musique et sa carrière solo. Un pur chanteur pop se la jouant par moment rockeur. Gackt est un hybride entre chanteur pop faisant du rock ou chanteur rock faisant de la pop.

Avec la sortie de la compilation Are You Fried Chickenz? censée contenir ses chansons les plus rock et une tournée sur ce thème, c’est le Gackt mode rock que nous avons eu, n’en déplaise au nostalgique qui s’attendait au mode pop. Une mini tournée de 5 dates en Europe dont une à Paris dans une salle assez petite, l’Alhambra (chouette salle avec un bon son), le tout soldout en très peu de temps.

Il est environ 13h lorsque je passe devant la salle en repérage. Il y a déjà une foule assez nombreuse à attendre l’ouverture des portes prévue à 19h30. Pour le style, ce n’est pas ce que j’ai l’habitude de voir, ça change. Le public semble globalement assez jeune même si quelques « vétérans » du jrock en France viennent faire monter la moyenne d’âge. Personnellement je n’ai pas l’intention d’être au premier rang, inutile de squatter, direction le quai Branly pour la visite du musée. De retour vers 19h45, j’attends patiemment et pas trop longtemps pour rentrer dans la salle. Ma femme n’est pas très intéressée par Gackt et me laisse pour aller voir Dostana, un film bollywood dans un cinéma non loin de la salle. Première surprise et nouveauté pour moi, à l’entrée de la salle on trouve deux cartons (déjà bien remplis!!) dans lesquels les fans peuvent déposer leurs cadeaux et autres messages pour Gackt.
Le show est prévu pour 20h30 et commencera pile à l’heure. Le public est assez bouillant et se lâche complètement avec l’arrivée des musiciens et de la star du soir sur scène, bref, ça hurle. Le show commence il me semble avec 斬~ZAN~. Je n’ai pas enregistré le show (fouille trop sévère à l’entrée et avec ma mémoire de poisson rouge mes commentaires sur la setlist sont à prendre au conditionnel). Bon, je suis tout de même certains qu’ils ont joué la quasi totalité de la compilation Are You Fried Chickenz?. Et avant l’entame de la suite, gros problème de son sur la batterie, on ne l’entend plus sur les hauts parleurs. Les roadies s’activent dans tous les sens, j’en vois passer devant moi en courant à plusieurs reprises, un air de panique semble les gagner. Sur scène, le groupe meuble comme il peut en chauffant le public pendant une bonne dizaines de minutes. Gackt regarde de temps en temps en direction des techniciens pendant que le batteur donne des coups de grosse caisse pour marquer le rythme (et surtout attendre que son son ne revienne). Plutôt que de meubler avec solo de guitare et basse, les autres musiciens ne sortent plus un son de leur instrument et chauffent le public uniquement par la gestuelle, le bassiste étant à ce propos particulièrement allumé. Bref, une gestion de problème technique admirable.
Le show reprend dans une bonne humeur évidente. Le groupe déborde d’énergie, la salle aussi. A lire cette nuit et ce matin les commentaires négatifs de certains, je n’arrive pas à comprendre ce qu’il reproche à la performance d’hier. C’était du pur Gackt, bourré de clichés pop/rock. Le beau gosse a bien entendu déchiré les boutons de sa chemise façon Hulk, a pris des pures poses de star pop, a fait des oeuillades par ci par là, pointé du doigt tel le messie qui vous dit « oui je t’ai vu, toi fan dévoué(e) », une bonne donne de fan service quoi, un régal je vous dis. Et les chorégraphies, mais quel showman.
Et puis au vu des performances sur des titres comme Speed Master ou Nine Spiral, comment peut on être déçu? Moi je retiens aussi tout particulièrement la performance de Dybbuk qui est un superbe titre mais qui me semblait difficile à reproduire de façon convaincante en live.
Une prestation très énergique, un public pas forcément à son maximum mais tout de même bien chaud et un groupe qui à mon avis semble avoir apprécier sa soirée.
Moi en sortant de ce concert je me suis tout de suite dis, s’il revient, j’y retourne, sans hésiter!

La petite vidéo extraite du dernier dvd.

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Olivia Ruiz, la Calypso, Calais, 11 juillet 2010

par shinkibo le 12 juil 2010, rubrique(s) : Musique

Attention, on entame la semaine pop! Chaud devant!
Et oui, après une période particulièrement rock’n roll, pour ne pas dire heavy, voilà qu’une petite série de concerts pop vient à point en ce début de vacances caniculaires. Il faut dire qu’après avoir vu ces derniers temps deux fois Metallica et Megadeth ou encore des groupes comme Slayer, Anthrax, Motorhead, Stone Sour (et toute l’affiche du sonisphere festival en fait!) sans oublier Brant Bjork, Yawning Man et Glowsun (2 fois!) etc, il fallait bien varier les plaisirs.
Me voici donc avec le premier d’une série de trois concerts un peu plus reposants en commençant hier soir par Olivia Ruiz. Commençons par tordre le coup aux rumeurs qui voudraient que j’accompagne ma femme pour ce concert tout comme j’avais pu le faire pour Mika. Et non! C’est bien moi qui ai eu envie d’aller voir la femme chocolat! Alors je ne vais pas tenter d’expliquer le pourquoi du comment je peux aimer cette musique, ne cherchez pas à comprendre, moi je ne cherche plus à analyser mes goûts musicaux si variés.
Nous voici donc dans le complexe sportif et culturel « La Calypso » à Calais, en gros une salle de sport dans laquelle on installe une scène pour des concerts. La première surprise en arrivant c’est que le parterre est recouvert de moquette. On peut dire que cela change de notre récent festival dans la boue puisque je vais passer la soirée pieds nus, tranquillement installé dans une salle bien calme. La seconde surprise et celle-ci est tout aussi bonne c’est la qualité incroyablement bonne du son et de l’acoustique pour cette salle en structure métallique, toutes mes craintes balayées en un instant dès les premières notes de musique.
Alors que beaucoup sont devant leur poste de télé pour regarder Louis la brocante sur France 3, d’autres auront choisi de passer leur soirée tranquillement devant un bon concert. Blague à part, avec les deux artistes de ce soir, Da Silva et Olivia Ruiz, l’un d’origine portugaise et l’autre espagnole, difficile d’échapper au football et nous serons tenus informés en temps réels de la (non) évolution du score.
D’ailleurs vous l’avez deviné, même si j’étais là pour Olivia Ruiz, il y a un autre chanteur français qui ouvre, c’est Da Silva. Je ne vais pas m’attarder sur lui car je n’apprécie pas spécialement sa musique et le voir sur scène ne m’a pas convaincu du tout. Certes cela joue bien, l’énergie est là mais les structures des chansons sont trop répétitives et leurs exécutions aussi (mise à part pour deux titres, on aura le droit systématiquement au petit break avec Da Silva seul à la guitare dans un moment calme censé faire monter la sauce avant un passage « puissant »). Il n’en a pas moins reçu un accueil chaleureux au terme de son set de 75 minutes.
La seconde mi-temps est déjà entamée quand la notre commence. Olivia Ruiz accompagnée de huit musiciens monte sur scène et entame un set maitrisé de bout en bout. Je n’avais aucun doute sur les qualités scéniques de la miss météores et cette soirée n’a fait que confirmer et même conforter mon idée qu’elle mériterait un public bien plus rock que celui d’hier soir. Alors oui ça bouge, ça applaudit, ça chante et parfois crie mais dans l’ensemble c’est mou. Sur scène il y a pourtant un débordement d’énergie. Olivia Ruiz ne s’économise pas, elle danse, saute et bouge sans cesse. Elle interagit beaucoup avec le public par ses gestes, ses paroles. C’est assurément une artiste qui développe son plein potentiel sur scène.
Du côté des chansons, beaucoup de ré-orchestrations très rock pour la plupart des titres. On sent que chaque titre a été retravaillé en profondeur pour la scène et le tout dans un esprit très rock. On trouve sur scène quelques instruments peu courant comme la scie musicale, l’orgue de barbarie ou même l’accordéon, sans oublier une section cuivre le tout accompagné d’une base basse-batterie-guitare impeccable.
J’ai parlé de la prestation scénique d’Olivia Ruiz mais qu’en est il de sa prestation vocale ? Là encore un zéro faute, un régal. La voix est claire avec juste ce qu’il faut de puissance pour ne pas avoir à forcer. Car les disques c’est bien beau, mais combien d’artistes pop/rock ont montré leurs limites sur scène.
Le set est composé en majeure partie de titres du dernier album qui sera joué quasiment en entier et de « vieux » titres (La femme chocolat bien entendu) ainsi que d’une reprise de Lhasa. Avant le rappel, on apprend la victoire de l’Espagne et le public y va d’un timide Que Viva España. Olivia est ravie bien sûr.
Un excellent concert donc qui ne rendra que plus long l’attente d’une nouvelle tournée.
Au final, ce n’est pas la période pop qui commence mais plutôt la période rock qui fait des prolongations…

Un grand merci à me femme pour ce cadeau (car cela faisait partie de mes cadeaux d’anniversaire) car malgré ces petits piques de fausse jalousie, elle a aussi apprécié le concert et ça c’est encore mieux!

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Théâtre et opéra à l’âge classique : Une familière étrangeté.

par shinkibo le 10 juil 2010, rubrique(s) : Lecture

Voilà, je renonce. Pour la première fois depuis bien longtemps, je vais refermer un bouquin sans l’avoir lu jusqu’au bout. Le titre était pourtant alléchant « Théâtre et opéra à l’âge classique : Une familière étrangeté » mais le contenu est plus que déconcertant.
Catherine Kintzler, philosophe spécialiste de l’esthétique scènique des XVIIème et XVIIIème, écrit donc comme une philosophe. C’est donc bourré de références qui m’échappent, d’analyses qui ne me parlent pas et tout cela dans une écriture parfois difficile à lire.
Mais le principal point de déception c’est que je n’ai pas trouvé dans ce bouquin ce que j’espérais. Catherine Kintzler parle du théâtre ou de l’opéra mais rarement des deux. Là où je cherchais une comparaison finalement basique, je n’y ai vu que des analyses pointilleuses et parfois trop abstraites. Il faut dire aussi que mes connaissances en « théâtre » classique sont trop limitées pour apprécier pleinement le travail de la philosophe.
Malgré tout, dans la bonne moitié que j’ai lue, j’ai apprécié quelques passages et été convaincu pas quelques analyses. Mais pas assez pour lire la suite.

Alors forcément, je recherchais un bouquin qui faisait un comparatif, expliquait les liens étroits entre le théâtre et l’opéra, en particulier au XVIIème pour faire suite à une précédente lecture (lien). Et ce livre me semblait donc tout à fait adapté. Mais j’avais occulté le fait qu’il était écrit par une philosophe et que mes connaissances dans ce domaine sont bien ridicules.
Bref, je vais devoir en trouver un autre…

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Année culturelle 2010/2011, Comédie de Béthune.

par shinkibo le 09 juil 2010, rubrique(s) : Théatre/Spectacle

Après l’Opéra de Lille et le Colisée de Roubaix, voici venir notre abonnement principal pour la saison à venir. En effet, nous sommes abonnés à la comédie de Béthune depuis pas mal de temps et depuis quelques années déjà nous faisons tous les spectacles ! Nous sommes ce que l’on appelle des abonnés « carte blanche ».
Il faut dire que La Comédie de Béthune est l’un des 33 Centres Dramatiques Nationaux français, ce qui leur permet de pratiquer des tarifs raisonnables, surtout pour les abonnements. De 7 à 18 euros la place, les abonnements font vite descendre le tarif et on peut s’abonner à partir de 4 spectacles!
En tant que « carte blanche », un spectacle nous revient à 6 €, bien moins cher que le cinéma et bien souvent plus intéressant. Bref, si vous avez un Centre Dramatique National (CDN) près de chez vous, allez y jeter un oeil.

Cette année, le programme est bien rempli avec 18 spectacles!

Dans le détails cela donne donc :

  • L’immédiat / Association L’immédiat / Camille Boitel
  • Association L’immédiat / Camille Boitel
  • Deux Mots : Philippe Dorin / Thierry Roisin
  • No Way Veronica ou nos gars ont la pêche : Armando Llamas / Jean Boillot
  • Ennemi public : Henrik Ibsen / Thierry Roisin
  • La coupure : Cie Alis / Pierre Fourny
  • La panne : Friedrich Dürrenmatt / Jean-Yves Ruf
  • Comédie et autres pièces courtes : Samuel Beckett / Blandine Savetier
  • Erwan et les oiseaux : Cie Chat borgne théâtre / Jean-Yves Ruf
  • Passé – je ne sais où, qui revient : Lazare
  • Puls@ions : Ligeti et Nancarrow / Alexandros Markéas
  • Shitz : Hanokh Levin / Christophe Moyer
  • Mister Monster : Cie Anomalie… / Philippe Eustachon
  • Andromaque, 2010 : Jean Racine / Anne Théron
  • …Et puis j’ai demandé à Christian de jouer l’intro de Ziggy Stardust : Cie Ouvre le chien / Renaud Cojo
  • Cercles / Fictions : Joël Pommerat
  • Les chaises :Eugène Ionesco / Luc Bondy
  • Kitchen Circus : François Marillier
  • La grande nuit de la voix est libre
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Ma femme aussi collectionne!

par shinkibo le 06 juil 2010, rubrique(s) : Divers, Lecture

Et oui, je ne suis pas le seul collectionneur de la maison!
Ma femme, elle aussi a sa marotte et elle a (qui a dit enfin!) décidé de faire le tri et de répertorier tout cela… Il faut dire qu’elle en est arrivée à un point où il lui ai déjà arrivé d’acheter un livre en double lors d’une braderie ne sachant plus s’il faisait partie de sa collection ou pas.
En ce qui la concerne, elle a une passion pour les livres de contes, en particulier les publications des années 70 mais d’une manière générale ceux avec de belles illustrations.

Dans ce qu’elle préfère, on trouve les livres que l’on qualifie maintenant, c’est à la mode, de 3D. Véritables oeuvres d’art par moment, les impressions de profondeurs sont parfois rendues sur plusieurs niveaux, un travail impressionnant.
Exemples avec ces deux publications récentes. Des livres pour enfants à ne surtout pas mettre entre leur mains!

Les Fables de La Fontaine mises en scène par Dedieu chez Seuil.

Les Fables de La Fontaine mises en scène par Dedieu chez Seuil.


L’impression de profondeur ne rend pas bien sur la photo mais l’image suivante nous montre qu’en fait une telle illustration est faîte sur 4 niveaux.

Blanche-Neige de Jane Ray chez Gründ.

Blanche-Neige de Jane Ray chez Gründ.


Ici le travail est fait sur une double page complète, le texte se dépliant sur le côté.

Il y a aussi les livres qu’on appelle « Pop up ». L’idée est simple, lorsque vous ouvrez le livre, un décor se déplie et donne du relief (au sens propre) à l’histoire.

Le Petit Chaperon Rouge de Louise Rowe chez Mango Jeunesse.

Le Petit Chaperon Rouge de Louise Rowe chez Mango Jeunesse.


Sur le côté de la maison, il y a le loup!

Il ne faut pas croire que ce genre de livre est récent. Certes cela nécessite des méthodes de fabrications particulières mais l’histoire des livres « pop up » remontent en fait au XVIème siècle. Le problème maintenant c’est qu’il est très difficile d’en trouver de nos jours en bon état, ne serait ce que des superbes travaux des années 50 à 70. La plupart de ceux que l’on voit sont très abimés. Si vous êtes curieux de voir le genre de résultat que cela peut donner vous pouvez aller jeter un oeil simplement en faisant une recherche d’image « live pop up » sur google image (lien)

Certains « Pop up » ou livre plus classiques sont ingénieusement construis pour faire interagir le lecteur en tirant sur une languette par exemple.

Hansel et Gretel, illustrations de Paul Taylor, Editions G.P., 1970

Hansel et Gretel, illustrations de Paul Taylor, Editions G.P., 1970


Remarquez la languette « tirez » qui permet de précipiter la sorcière dans le feu!

Que serait une collection de livres de contes sans des exemplaires de la série des Sarah Kay ?
Ces illustrations sont très populaires et on retrouve d’ailleurs de nos jours des rééditions de ses travaux dans les bonnes librairies ainsi que tout un tas de produits dérivés de toutes sortes. Ma femme s’intéresse plus aux publications d’origine, celles des années 70/80.

Sarah Kay

Sarah Kay

Mais le coeur de la collection, c’est comme je le disais au début, les vieux livres de contes comportant des illustrations souvent magnifiques. Voici quelques exemples.

Contes Prusses, illustrations de Benvenuti, Librairie Hachette, 1960.

Contes Prusses, illustrations de Benvenuti, Librairie Hachette, 1960.


Benvenuti, un des illustrateurs préférés de ma femme.
Cendrillon, illustrations de José Luis Macias S, éditions Hemma, 1974

Cendrillon, illustrations de José Luis Macias S, éditions Hemma, 1974


Contes japonais, illustrations de Benvenuti, librairie Hachette, 1960

Contes japonais, illustrations de Benvenuti, librairie Hachette, 1960


Le Noël de Léon, illustrations de Eve Tharlet, éditions Ouest-France, 1990

Le Noël de Léon, illustrations de Eve Tharlet, éditions Ouest-France, 1990


Un Ange Raconte, illustrations de Juan Ferrandiz, éditions Artima, 1980

Un Ange Raconte, illustrations de Juan Ferrandiz, éditions Artima, 1980

On trouve aussi parfois des illustrations très singulières, genre de choses que l’on ne trouve plus dans les livres « jeunesse » de maintenant. C’est le cas pour bon nombre d’illustrateurs d’Europe de l’est.
Un exemple avec une illustration pour Alice au Pays des Merveilles.

Alice au Pays des Merveilles, illustré par Dusan Kallay, Gründ, 1985.

Alice au Pays des Merveilles, illustré par Dusan Kallay, Gründ, 1985.

Certaines illustrations, magnifiques au demeurant, sont particulièrement sombres et ne seraient maintenant plus jugées comme « adaptées » à un jeune public.
En voilà deux que je trouve très réussies.

Don Quichotte, illustrations de Gianni, éditions ODEGE, 1968

Don Quichotte, illustrations de Gianni, éditions ODEGE, 1968


Don Quichotte, illustrations de Gianni, éditions ODEGE, 1968

Don Quichotte, illustrations de Gianni, éditions ODEGE, 1968

Il est même arrivé à ma femme d’acheter des livres en langue étrangère, juste pour les illustrations. Ici une traduction polonaise d’un livre ukrainien de 1975…

Два півники, illustrations de Wolodymir Golozubow, éditions veselka, 1984

Два півники, illustrations de Wolodymir Golozubow, éditions veselka, 1984

Bref, près de 200 livres à classer et répertorier. Comme vous l’apercevez sur certaines photos, les travaux dans la maison attendront un peu plus… Et si vraiment elle a le temps, peut être qu’un jour elle s’attaquera à sa collection de verre car là aussi il y a beaucoup à dire…

Des verres qui attendent un rangement...

Des verres qui attendent un rangement...

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Berlioz, ouvrage collectif.

par shinkibo le 02 juil 2010, rubrique(s) : Lecture, Musique

Cette ouvrage fait parti de la collection Génies et réalités parue dans les années 1960/1970 chez Hachette. Il ne s’agit pas d’une véritable biographie mais d’une sorte de collection d’articles analysant tel ou tel aspect de la vie et/ou l’oeuvre d’un compositeur (il existe aussi une série sur les peintres, auteurs…). Particulièrement bien documentés et bien écrits, ces bouquins sont très intéressants. J’avais eu l’occasion de lire le volume consacré à Wagner et j’avais depuis recherché (dans un bon état) les autres livres de cette collection qui n’a, à ma connaissance, pas été rééditée depuis. J’ai eu la chance d’en trouver trois lors de mon escapade à Lyon. Voici aujourd’hui celui sur Hector Berlioz.
Là encore un livre très intéressant. Les articles couvrent très largement la carrière de Berlioz, ses compositions, ses relations avec les autres compositeurs (Wagner en particulier), ses succès et déboires dans les différents pays d’Europe…
La première des choses que j’ai appris et que je ne savais pas c’est que Berlioz a, quasiment tout au long de sa carrière, été un parfait exemple du proverbe « nul n’est prophète en son pays ». En effet Berlioz n’a jamais rencontré le succès qu’il recherchait en France. Devant par exemple s’endetter à plusieurs reprises pour voir ses oeuvres produites en France, il a rencontré bien souvent un succès plus que mitigé, pour ne pas dire des échecs et a toujours été la cible des critiques et autres caricaturistes de l’époque (un bon nombre d’illustrations étant disponibles dans ce livre, à ce propos, petit lien intéressant).
L’autre aspect que je ne connaissais pas c’est la qualité d’écrivain de Berlioz. Il a été obligé, durant de longues années, pour pouvoir gagner un peu d’argent, d’écrire des critiques et autres papiers dans Le journal des débats (entre 1835 et 1864). Il a aussi publié d’autres livres comme le Grand traité d’instrumentation et d’orchestration modernes. Les nombreux extraits proposés ici ne laissent aucun doute sur les qualités évidentes de Berlioz en tant qu’auteur.
Et finalement, j’ai appris à quel point l’homme avait une forte personnalité par fois à la limite de l’exagération. Aussi bien victime que bourreau, il n’a pas été épargné par les critiques et lui même n’avait pas sa langue dans sa poche pour dire ce qu’il pensait. Ses relations avec Wagner sont particulièrement passionnantes et une fois de plus on retrouve Liszt dans les personnages influents (il faut vraiment que je lise un livre sur cet homme!).

En France, Berlioz reste très peu joué mais son influence est indiscutable. Construisant ses propres règles, il a fait avancé sans aucun doute les façons de composer. Incontestablement en avance sur son temps, il refusa l’étiquette de « romantique » mais il n’en fut pas moins l’un des précurseurs de ce mouvement.

Quelques liens :
un site intéressant et bien complet. Lien
un autre site bien rempli, je vous conseille en particulier la rubrique « Berlioz : l’oeuvre littéraire ». Lien

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